Wikipédia Thibault Isabel

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Naissance
29 avril 1978
Roubaix
Nationalité
Française
École/tradition
Pessimisme historique
Principaux intérêts
Philosophie, Anthropologie culturelle, Religion
Influencé par






Thibault Isabel
, né le 29 avril 1978 à Roubaix (Nord), est un philosophe et un historien des civilisations français.
Depuis 2003, il est rédacteur en chef de la revue de sciences humaines Krisis1.



Sommaire
  
·         1 Biographie
·         2 Pensée
o    2.1Civilisation et barbarie
o    2.2Politique et religions anciennes
·         3 Œuvres
·         4 Liens externes
·         5 Notes et références
Biographie
Il naît dans une famille ouvrière des Flandres et fait ses études au lycée Émile Zola, à Wattrelos, dans une ancienne ville industrielle de la région lilloise. Il poursuit ses études de littérature et de philosophie à l’Université de Lille, où il suit les enseignements de Pierre Macherey et de Catherine Kintzler. Au contact de Noël Burch, il s’intéresse également aux gender studies et aux cultural studies, puis mène ses recherches sous la direction de Reynold Humphries. Il soutient en 2004 une thèse de doctorat consacrée au cinéma hollywoodien des années 1980 et 1990.
Après avoir dirigé le premier numéro d’une revue d’idées étudiante intitulée Nouvelles Alternatives, il est contacté en 2003 par Alain de Benoist, qui lui propose de collaborer avec lui à la revue Krisis2. Il publie de nombreux essais dans des revues universitaires spécialisées (L’École des philosophesL’Art du comprendre) et dans des revues d’art ou d’opinion (La Revue du cinémaÉlémentsNouvelle ÉcoleRébellion). Son premier livre, Le champ du possible, est publié en 2005 aux éditions de la Méduse. Il écrit ensuite une série d’ouvrages traitant essentiellement de la crise de la modernité et du décalage entre les modes de pensée archaïques et contemporains.


Pensée
Civilisation et barbarie
Le thème principal de ses travaux porte sur l’essor du processus de civilisation à travers les âges, à partir d'une approche inspirée de BurckhardtNietzscheFreud et Elias. Dans Le paradoxe de la civilisation, Isabel soutient que le monde occidental s’est structuré autour d’un système de valeurs idéaliste, véhiculé dans un premier temps par les religions du Proche-Orient et le platonisme antique, puis par le christianisme et l’universalisme républicain. Cette vision du monde «névrotique» aurait favorisé selon lui «l’établissement d’une société hyper-administrée, marquée par la centralisation de l’Etat, l’homogénéisation puritaine des mœurs et l’étouffement de la vitalité humaine. Ce que nous appelons aujourd’hui "civilisation" s’apparenterait donc en réalité à un refoulement morbide des aspirations vitales»3.
Isabel soutient que le libéralisme contemporain et la société de consommation marquent en revanche le règne d’une «nouvelle barbarie», dans un cadre d’existence «narcissique» où « la jouissance instantanée devient le seul objectif valable»4. Il s’ensuit un nihilisme de fait, voire une forme d’immaturité et de souffrance psychique qui favorise en particulier la montée endémique des taux de suicide et de dépression5. L’évolution du cinéma à grand spectacle des dernières décennies du XXe siècle est elle-même le signe d’un infantilisme de masse6 promu par les impératifs du marketing et de l’imagerie publicitaire, comme tente de le démontrer La fin de siècle du cinéma américain7: «Comment nier que le XXe siècle ait été le siècle le plus malheureux de l’histoire humaine? [...] Tout l’art moderne et contemporain en témoigne, à sa manière, et l’on pourrait même remonter jusqu’aux premiers soubresauts du romantisme : depuis deux siècles, la culture occidentale donne l’image d’une société inquiète, angoissée, préoccupée comme jamais auparavant par son avenir.»8
Ludovic Maubreuil a consacré un essai à l'auteur ("Pour décrypter les fables hollywoodiennes"), mettant en évidence la dimension psychanalytique et sociologique de ses analyses cinématographiques. Frédéric Dufoing a quant à lui commenté l'approche psychanalytico-nietzschéenne proposée par Thibault Isabel, détaillant les signes de dépression psychologique, de nihilisme et de tendance paranoïaque que l'auteur décelait dans les différentes formes de productions culturelles. Il s'agit, selon Thibault isabel, «d'effectuer un retour moral sur soi-même et de se demander si le plaisir esthétique pris devant une œuvre de fiction relève d'un comportement adulte ou d'une attitude régressive. L'art devrait avoir pour tâche de nous anoblir et de nous structurer, en nous exposant à nos propres fêlures internes, c'est-à-dire en faisant de nous des hommes et des femmes plus sages et plus mûrs»12.
Pierre Le Vigan a commenté ses travaux en insistant sur la dimension sociale (voire civilisationnelle) du mal de vivre, entretenu par l'individualisme du monde libéral, qui déracine les êtres et les prive de leur sève vitale: « Thibault Isabel diagnostique, chez notre contemporain, une “double fêlure” : il est, d’une part, coupé de tout enracinement communautaire et, d’autre part, “privé d’identité, de sorte qu’il ne sait plus qui il est”. En cause : la marchandisation du monde [...]. L’homme se noie ainsi dans l’anomie des multitudes. Pis : alors qu’autrefois, la pauvreté n’était pas un obstacle à l’intégration, elle est désormais synonyme de relégation, donc d’isolement accru. “Nous vivons à l’ère des individus anonymes et des masses impersonnelles. Les projets collectifs n’ont plus guère de sens dans un tel cadre”. »13
Le malheur veut donc, comme le dit Pascal, «que qui veut faire l’ange fait la bête» : à trop vouloir se civiliser, et à nourrir une conception idéaliste de la civilisation, on s’abîme finalement dans la barbarie, car l’excès de névrose conduit à l’effondrement narcissique de tous les repères. Seul l’équilibre modérateur est salutaire14.


Politique et religions anciennes
Dans Le parti de la tolérance, Thibault Isabel présente la modernité politico-économique comme une «culture bicéphale de l’excès»15, écartelée entre l'hypercivilisation étatique et la barbarie marchande. Contre ce double écueil, il propose de promouvoir l’autonomie communautaire des structures locales, dans un cadre fédéral englobant16, et le mutualisme solidaire anticonsumériste17. Ces idées se rapprochent du proudhonisme, voire de l’anarchisme chrétien d’auteurs comme Jacques EllulIvan Illich ou Christopher Lasch18.
Thibault Isabel revendique pourtant plutôt l’héritage spirituel des vieilles religions païennes (à travers HomèreHéraclite ou Confucius). Il souligne d'ailleurs que, chez Proudhon comme chez Louis Ménard et d'autres anarchistes des premières générations, la référence au taoïsme et aux sagesses traditionnelles était récurrente: «Pour Proudhon un sain équilibrage social doit, entre autres, consister à équilibrer l’Un et le Multiple, à faire en sorte que ni l’un ni l’autre ne domine exclusivement.»19
Cette alliance d'anarchisme et de conservatisme religieux a pu paraître contradictoire à certains critiques, qui voient une incompatibilité radicale entre l'antiautoritarisme et la religion. C'est ce que note Guilhem Kieffer: «Isabel accuse les "maîtres du capital" d’avoir "colonisé l’imaginaire" de la planète, mais il affiche par ailleurs un certain conservatisme moral [...]. L’auteur s’indigne aussi de l’intolérance, manifestée aujourd’hui en Occident, à l’encontre des populations immigrées, dans une veine typiquement "gauchiste", mais assume, pour le reste, un point de vue ouvertement religieux, visiblement teinté de néo-paganisme, qu’on a plutôt coutume de classer "à droite".»20
Selon l'analyse développée dans A bout de souffle, le paganisme archaïque n'était rien d'autre qu'une religion purement immanente21. En revanche, les religions ultérieures (dès l’époque hellénistique, avec le développement des cultes à mystères et des religions exotiques) auraient encouragé un recours de plus en plus marqué à la transcendance. Il ne s’agira plus alors d’adorer le monde, mais d’adorer un Dieu supérieur qui serait à l’origine des choses. La croyance au surnaturel se substituera progressivement à l’adoration de la nature, et les morales déontologiques (fondées sur des commandements divins et des impératifs catégoriques) se substitueront aux morales arétiques (fondées sur le développement structuré de soi-même)22.

Œuvres
·         Le champ du possible, La Méduse, 2005 ISBN 2-9524302-0-9 notice BnF no FRBNF39999876, deuxième édition en 2008 notice BnF n°FRBNF41366750 (trad. Italienne :Il campo del possibile, Controcerrente, 2009 ISBN 88-89015-72-1 / EAN 9788889015728),
·         La fin de siècle du cinéma américain, La Méduse, 2006 ISBN 2-9524302-1-7 notice BnF no FRBNF40111444, deuxième édition en 2007 notice BnF n° FRBNF41163237[lire en ligne]
·         Le paradoxe de la civilisation, La Méduse, 2010 ISBN 978-2-9544352-2-0 notice BnF no FRBNF42222946, deuxième édition en 2015 notice BnF n°FRBNF44356392 [lire en ligne]
·         A bout de souffle, La Méduse, 2012 ISBN 29524302-5-X notice BnF no FRBNF42615308
·         Entretiens avec des hommes remarquables (coll.), Alexipharmaque, 2013: version brochée ISBN 978-2-917579-26-8ebook e-ISBN 978-2-917579-26-8[lire en ligne]
·         Liber Amicorum 2 Alain de Benoist (dir.), Editions des Amis d’Alain de Benoist, 2014 ISBN 978-2-9528321-6-8
·         Le parti de la tolérance, La Méduse, 2014 ISBN 978-2-9544352-0-6 notice BnF no FRBNF43819371 [lire en ligne]

Liens externes
·         Site officiel de l'auteur
=>   Chaîne de l'auteur

·         Notice d'autorité: Bibliothèque Nationale de France


Notes et références
1.      Sommaire détaillé des contributions de Thibault Isabel à la revue Krisis : http://www.revuekrisis.com
2.      Cf. Thibault Isabel (dir.), Liber Amicorum Alain de Benoist, « Le moine bénédictin et son patriarche », Editions AADB, 2013, pages 158 à 182
3.      Thibault Isabel, A bout de souffle, "La violence civilisée et celle qui ne l'est pas...", La Méduse, 2012. Cf. aussi l’émission « Le libre journal des lycéens : Barbarie et civilisation », sur Radio Courtoisie, le 22 août 2015
4.      Thibault Isabel, A bout de souffle, "Le juste milieu", La Méduse, 2012.
5.      Cf. Conférence donnée par Thibault Isabel à l’Ecole des Mines de Paris, le 6 mai 2015 (« Nihilisme, mal de vivre et crise de la modernité »). Cf aussi l' émission de radio "La civilisation à bout de souffle", 2 octobre 2015.
6.      Ces thèses ont été développées dans La fin de siècle du cinéma américain, La Méduse, 2006. La revue Critique d'Art (n°28, automne 2006) avait analysé en ces termes la démarche du livre: "L'auteur pointe et analyse une crise de la représentation à l'œuvre depuis le début des années 1980 à travers le prisme d'un examen psychosociologique des Etats-Unis. Pour parer à la radicalisation du trouble et contrecarrer son renforcement et son extension, l'ouvrage propose une réforme du goût et la redéfinition d'un bien commun." Le site Mémoire du cinéma insistait quant à lui au moment de la sortie de l'ouvrage sur l'aspect déconstructionniste du livre, qui analyse le fondement psychanalytique et sociologique des représentations cinématographiques dominantes: "La fin de siècle du cinéma américain est un ouvrage qui propose un diagnostic du cinéma hollywoodien s’appuyant sur l’analyse de films auteuristes et grand public qui ont vu jour aux Etats-Unis depuis l’arrivée au pouvoir de Ronald Reagan. La démarche de Thibault Isabel consiste donc à étudier le lien entre l’évolution du cinéma américain et l’évolution des mentalités américaines. L’auteur, à partir de l’analyse de films à succès emblématiques des années 80 et 90, tente de dresser un tableau psychoculturel de la fin du siècle qui nous permette de mieux comprendre l’évolution des tendances cinématographiques des trente dernières années."
7.      Cf. aussi l’intervention radiophonique de Thibault Isabel sur France Culture : « Sang dessus et les dessous du sexe », 21 mai 2008 et le Hors-Série n°2 de la revue Anaximandre, Juillet Août 2008.
8.      Thibault Isabel, A bout de souffle, "Lendemains qui chantent contre voix de Cassandre", La Méduse, 2012
9.      C'était aussi déjà le sens de la critique adressée par Dominique Chateau et Jean-Loup Bourget lors de la soutenance de thèse de l'auteur (Rapport de soutenance d'une thèse soutenue en juillet 2004 à l'Université Lille 3 sur "La fin de siècle du cinéma américain: 1981-2000" .
11.    Frédéric Dufoing, "Commentaires sur La fin de siècle du cinéma", in La revue du cinéma n°4, 2006.
12.    Thibault Isabel, La fin de siècle du cinéma américain, La Méduse, 2006, pp. 13-22.
13.    Pierre Le Vigan, "A bout de souffle", in Le spectacle du monde, mars 2012. 
14.    Thibault Isabel s’est notamment expliqué sur ces questions à l’occasion de différentes émissions tournées pour BaglisTV [regarder en ligne]
15.    Thibault Isabel, Le parti de la tolérance, I, La Méduse, 2014
16.    Cela amène Isabel à défendre une conception radicale de la tolérance, comme respect pluraliste de la diversité communautaire. Cet aspect de sa pensée a été maintes fois critiqué, notamment par Alain de Benoist lui-même (Eléments n° 152), qui y voit une possible concession à la logique individualiste libérale, alors que l'auteur affirme quant à lui défendre des libertés qui ne sont pas purement individuelles, mais aussi collectives. Eric Bourdon a également pu effectuer une critique assez similaire en écrivant que "c’est là aussi toute la difficulté d’un ‘parti’ qui s’efforce de ne jamais ‘prendre parti’, et voudrait proposer dans la même ligne la tolérance comme mode fondamental de régulation de la société." [lire en ligne]
17.    Cf. Entretiens avec des hommes remarquables, Alexipharmaque, où cette idée a été exprimée et commentée en ces termes: "Cette per­cep­tion fé­dé­ra­liste en­ra­ci­née mul­tis­ca­laire pour­rait re­cueil­lir l’as­sen­ti­ment de Thi­bault Isa­bel. Outre des ré­ponses aux di­vers pro­b­lèm­es ac­tuels comme la tech­nique, le pa­ga­nisme au XXIe siècle ou le psy­c­hisme mal­me­né de l’homme mo­derne, il sa­lue l’ac­tua­li­té de l’œuvre de Prou­d­hon. Fé­dé­ra­liste in­té­g­ral avant la lettre, « Prou­d­hon a eu le mé­rite de pen­ser une vé­ri­table al­ter­na­tive au sys­tème de l’argent – et une al­ter­na­tive qui ne se con­tente pas de rem­p­la­cer la ty­ran­nie du com­merce par la ty­ran­nie de l’État. Le sens a be­soin de proxi­mi­té : c’est donc à tra­vers la proxi­mi­té de la vie lo­cale, et en d’autres termes à tra­vers une re­lo­ca­li­sa­tion gé­né­ra­li­sée de la vie (éco­no­mique, po­li­tique, fa­mi­liale et cul­tu­relle), que nous pour­rons réa­c­cé­d­er au sens (p. 142) ». [lire en ligne ] Cf. également Christophe Bourseiller (L’extrémisme. Une grande peur contemporaine, CNRS éditions, [archive] p. 261) qui analyse le passage de la liberté ancienne à la liberté moderne à travers l’interprétation proposée par Thibault Isabel dans son article "Les hommes et la cité" (Krisis n°28). 
18.    Jesus J. Sebastian, « Thibault Isabel : Un anarquista conservador » , dans la revue espagnole El Manifiesto (23 juillet 2015)
19.    Thibault Isabel, Le paradoxe de la civilisation, X, La Méduse, 2010. Voir aussi Les idées à l'endroit n°9 sur Proudhon avec Michel Onfray et Alain de Benoist, [regarder en ligne] ou ce portrait politique de Proudhon [regarder en ligne].
20.    Guilhem Kieffer, "A bout de souffle: un livre touffu, violent, contradictoire", sur le site Metamag http://www.metamag.fr/  [lire en ligne] 
21.    Thibault Isabel, A bout de souffle, "Le juste milieu", La Méduse, 2012
22.    Cf. l’émission « Un monde à bout de souffle » enregistrée pour Méridien Zéro le 21 octobre 2012 [Ecouter en ligne], l'article d'Alberto Buela (16 mars 2015) en réponse à l'article de Thibault Isabel (9 mars 2015) , revue El Manifiesto.







Bibliographie détaillée


Thibault ISABEL est l'auteur d'un recueil d'essais intitulé Le champ du possible, publié en 2005 aux éditions de la Méduse, dans lequel il s'efforce de mettre au jour les caractéristiques idéologiques, culturelles, psychologiques et existentielles fondamentales de l'époque moderne, à travers des textes portant sur la sociologie, l'histoire des idées, l'art, la philosophie et la politique. Cet ouvrage a été traduit en italien sous le titre "Il Campo del possibile". > Ouvrage épuisé


Il a publié également une étude sur La fin de siècle du cinéma américain, en 2006, afin de mettre en parallèle l'évolution des thématiques et des formes privilégiées du cinéma hollywoodien avec l’évolution des mentalités américaines, entre les années 1970 et les années 2000. > En vente ici



Dans Le paradoxe de la civilisation, publié cette fois en 2010, Thibault ISABEL s’interroge sur la nature du processus de civilisation et ses rapports avec le problème de la violence. Par quels moyens un peuple parvient-il à se civiliser ? A quel moment ce processus trouve-t-il son terme ? Comment survient l’inévitable déclin qui guette toutes les sociétés ? Qu’est-ce que la barbarie ? Ces questions sont indissociables du thème de la violence, car c’est en parvenant à réguler sereinement les tensions interindividuelles et intercommunautaires que les Etats peuvent instaurer une civilisation harmonieuse et épanouie. > En vente ici



En 2012, Thibault ISABEL a publié un recueil d’études et d’entretiens intitulé A bout de souffle, dans lequel il aborde la question du spleen et du mal de vivre dans les sociétés industrialisées contemporaines. Le suicide se développe d’une manière alarmante dans les pays occidentaux et la dépression devient une des causes principales de mortalité. Pourquoi une telle déshérence se développe-t-elle précisément au moment où les grandes nations accèdent à un degré inédit de confort et de richesse matérielle? Cela ne signifierait-il pas que, dans le monde ultralibéral du matérialisme marchand, la virtualisation des contacts humains et l’effondrement des rapports de confiance entre les personnes aboutissent à une solitude existentielle d’un genre nouveau? > En vente ici


Le parti de la tolérance, publié en 2014, s’interroge sur l’idée de pluralisme dans un monde globalisé, où l’hétérogénéité morale et culturelle croissante des nations aboutit à un durcissement des mentalités et à une tentation assimilationniste de plus en plus affirmée. Face à ce culte du monologisme, qui s’exprime à gauche autant qu’à droite - quoique sous des formes différentes -, le livre milite pour le retour à une éthique du dialogue, fondée sur les notions traditionnelles de dialectique et de juste milieu. C’est de la contradiction que naît la plus belle harmonie, selon la formule d’Héraclite! > En vente ici


En mai 2016, il publie en Espagne La causa del pueblo en la era liberal de las masas, sur les questions du populisme et du progressisme. En mars 2017 il publie en Italie Sesso e genere, Uomini e donne nella società liquida, sur les questions de sexe et de genre.

Pierre-Joseph Proudhon, l'anarchie sans le désordre paraît le 31 mai 2017 aux éditions Autrement. L'ouvrage est préfacé par Michel Onfray. Thibault Isabel y retrace la pensée politique de Pierre-Joseph Proudhon, anticapitaliste déterminé prônant une forme de démocratie libérale qu'il nomme anarchie. > En vente ici


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