Extrait des livres d'Alain de Benoist


Présentation détaillée - Table des matières - Points de vente - Extraits


LES IDÉES À L'ENDROIT, ÉDITIONS AVATAR, 2011

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Alain de benoist Les idées à l'endroit Krisis DiffusionLe livre Les Idées à l'endroit est paru en 1979. Dans l'œuvre d'Alain de Benoist, il suit directement Vu de droite. Alain de Benoist y regroupe un certain nombres d'articles (parus dans des revues) ainsi que des conférences.
La quatrième de couverture le présente comme «un jeune théoricien doté d'une curiosité encyclopédique». Il a alors 36 ans. Il tient la chronique « mouvement des idées » au Figaro-Magazine. La présentation se poursuit ainsi : «doté d'une agilité conceptuelle redoutable et d'une indépendance d'esprit à faire frémir les fonctionnaires de la pensée, Alain de Benoist a une sorte de gaieté conquérante». Il le prouve en écrivant en introduction une préface (de circonstance) dans laquelle on retrouve deux traits de sa personnalité: une rigueur et une précision dans l'exposé de sa pensée accompagnées d'un étonnement quasi juvénile contre la bêtise et la mauvaise foi de ses adversaires. Il termine cette préface par un appel (qu'il prolongera par l'intermédiaire de Krisis) envers la «gauche» : «la ND souhaite, en même temps que son propre renforcement, la naissance et le développement d'une nouvelle gauche, avec laquelle pourra s'engager sur le fond une discussion véritablement féconde».
En outre, passé, présent et futur ne sont plus des points distincts sur une ligne pourvue d'une seule dimension, mais au contraire des perspectives qui coïncident dans toute actualité. Le passé, remarquons-le, n'est jamais perçu comme tel qu'en tant qu'il s'inscrit dans le présent (les événements auxquels il se rapporte ne sont " passés " que dans le présent : lorsqu'ils se déroulaient, ils étaient présents). Il en va de même du futur. Ainsi toute actualité est-elle, non un point, mais un carrefour : chaque instant présent actualise la totalité du passé et potentialise la totalité du futur. Il y a tridimensionalité du temps historique. La question de savoir si l'on peut ou non faire "revivre le passé" devient caduque : le passé-conçu-comme-passé revit toujours dans tout présent ; il est l'une des perspectives grâce auxquelles l'homme peut élaborer des projets et se forger un destin.
Les Idées à l'endroit, Alain de Benoist, éditions AVATAR, p.54

Il ne suffit pas d'être né, il faut encore être « créé ». La création est postérieure à la naissance, on ne peut être « créé » que par soi. C'est ainsi que l'on se donne une âme. Maître Eckhart parle d'« autocréation » (Selbstschöpfung) : « Je fus la cause de moi-même, là où je me voulus moi-même et je ne fus rien d'autre. Je fus ce que je voulus, et ce que je voulus, ce fut moi ». Dans l'Edda (Hávamál, v), image d'Odhinn : lui-même à lui-même sacrifié. Un peuple fonde une culture quand il devient cause de lui-même – qu'il trouve en lui-même seulement (dans sa tradition) la source d'une perpétuelle nouveauté. De même l'homme : trouver en soi-même les causes de soi et les moyens d'un dépassement de soi.
Les Idées à l'endroit (1977), Alain de Benoist, éditions AVATAR, p. 69

Tous les hommes de qualité sont frères, n'importe la race, le pays et le temps.
Les Idées à l'endroit (1977), Alain de Benoist, éditions AVATAR, p.76 
 Citation choisie citation du jour pour le 10 janvier 2011.


Cultiver un moi collectif est peut-être le meilleur moyen de contribuer à l'universel.
Les Idées à l'endroit (1974), Alain de Benoist, éd. AVATAR 1979, p. 197

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Comment peut-on être païen ?, éditions AVATAR, 1981 

LIRE UN EXTRAIT : Du refoulement de la politique d'après la Bible


Comment peut-on être païen ?«Entre le paganisme et le christianisme, quelles sont au fond les différences essentielles ? De nombreux historiens avaient avant moi retracé l'histoire de l'affrontement entre les systèmes religieux de l'Europe ancienne et la religion nouvelle qui, surtout à partir du IVe siècle, s'est peu à peu imposée sur le continent européen. De cet affrontement, quelles étaient véritablement les causes ? Sur quels points précis s'opposaient les façons de croire, les théologies, les conceptions du monde ? Les chrétiens, quant à eux, ont au fil des siècles adopté vis-à-vis du paganisme des attitudes assez contrastées. Après s'être attaquée frontalement au paganisme, qualifié d'"idolâtrie" diabolique, l'Église a réalisé qu'elle parviendrait mieux à ses fins en recourant à plus de souplesse. C'est alors que les évêques et les prêtres, suivant les instructions des papes, se sont employés à "récupérer" des lieux de culte traditionnels en leur affectant une destination nouvelle, à attribuer à des saints légendaires des attributs ou des hauts faits qu'on attribuait auparavant à des héros ou à des dieux, à donner aux pèlerinages qui se pratiquaient depuis la nuit des nuits une signification conforme à l'espérance de salut, à greffer sur l'ancien calendrier liturgique des commémorations ou des solennités d'un genre nouveau. Aujourd'hui encore, l'attitude des chrétiens reste ambivalente. D'un côté, le paganisme est à l'occasion toujours décrié et honni. De l'autre, il ne manque pas de bons esprits pour assurer que le christianisme a repris à son compte, et finalement mieux exprimé que lui, "ce qu'il y avait de meilleur" dans le paganisme. Cette idée que le christianisme européen est peu à peu devenu un "pagano-christianisme" n'est pas entièrement fausse, à condition de bien distinguer la théologie des pratiques populaires, mais elle n'est pas sans contribuer à entretenir l'équivoque. C'est pour dissiper cette équivoque que Comment peut-on être païen ? a été écrit». Alain de Benoist
Dans ces convergences, elle (Sigrid Hunke) a su lire une continuité spirituelle exprimant les lignes de force d’une « religion de l’Europe » - la vraie religion de l’Europe -, une religion qui apparaît dès la fin du IVe siècle avec Pelage, qui réapparaît au IXe siècle avec Scot Erigène, qui se poursuit au XVIe siècle avec Maître Eckhart et ses disciples… et dont les héritiers , à des titres divers, sont aussi bien Erasme et Léonard de Vinci que Henri Moore, Shaftesbury, l’essentiel du mouvement romantique et idéalisme allemand, Goethe, Kant, Fichte, Schelling, Schleiermacher et Herder, les Russes Théophane et Berdiaev, les Français Teilhard de Chardin et Saint-Exupéry, etc.
Chez la plupart de ces auteurs on retrouve en effet, portés au plus haut niveau, certains thèmes fondamentaux de la pensée païenne telle que nous nous sommes efforcés de la définir jusqu’à présent : en premier lieu l’unité transcendantale du cosmos, la continuité entre Dieu (ou les dieux) et le monde – un monde dont l’être est parfait mais non immobile, qui est le lieu d’un devenir permanent en toutes directions ; un Dieu qui rend le fini lui-même infini , qui conduit à penser l’espace et le temps comme infinis.
Comment peut-on être païen ?, Alain de Benoist, éd. Albin Michel, 1981, p. 241-242

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Dernière année pour conclure le siècle, 2001

Alain de Benoist blog Nouvelle EcoleCe livre est un journal de l’année 1999. Alain de Benoist y parle surtout de sa vie intellectuelle : ses lectures, ses réactions, ses rencontres, ses matinées consacrées à la lecture de la presse et du courrier, et quelques moments plus particuliers tels que l’organisation pour envoyer ses 600 cartes de vœux, le classement des 170 000 livres que compte sa bibliothèque personnelle, etc. Lire en ligne


Notes pour conclure le siècle, Alain de Benoist, L'Age d'Homme, page 83
L'intelligence met déjà à l'écart. Mais si la sensibilité s'y ajoute, alors là, c'est la solitude complète.
Dernière Année. Notes pour conclure le siècle (1999), Alain de Benoist, éd. L'Âge d'Homme, 2001, p. 40

Comment pourrais-je être l'adversaire des étrangers alors qu'il n'y a pas plus étranger que moi au monde dans lequel je vis ?
Dernière Année. Notes pour conclure le siècle (1999), Alain de Benoist, éd. L'Âge d'Homme, 2001, p. 44

Un antisémite est quelqu'un qui reproche aux Juifs d'habiter mentalement dans un ghetto, tout en se proposant de les empêcher physiquement d'en sortir.
Dernière Année. Notes pour conclure le siècle (1999), Alain de Benoist, éd. L'Âge d'Homme, 2001, p. 49

Un mal nécessaire n'est pas un moindre mal. Le pire des maux est celui dont on a besoin. Par exemple, l'argent.
Dernière Année. Notes pour conclure le siècle (1999), Alain de Benoist, éd. L'Âge d'Homme, 2001, p. 73

« Quand la voiture qui allait l'écraser fut sur lui, il trouva encore la force de la frapper de son poing fermé ». J'aurais aimé écrire un roman qui se fût achevé sur cette phrase.
Dernière Année. Notes pour conclure le siècle (1999), Alain de Benoist, éd. L'Âge d'Homme, 2001, p. 133

Se sacrifier. Donner. Donner sans rien attendre en retour. Donner non par devoir, mais en étant mû par la conviction que celui qui donne est toujours plus riche que celui qui reçoit — lequel a charge de donner à son tour. Au fond, c'est là le seul vrai grand principe éthique. Tout le reste en dérive.
Dernière Année. Notes pour conclure le siècle (1999), Alain de Benoist, éd. L'Âge d'Homme, 2001, p. 141

Tout saut en avant implique au préalable un pas en arrière. Il en va de même pour la régénération de l'histoire, c'est-à-dire pour un nouveau commencement. Il faut prendre son élan.
Dernière Année. Notes pour conclure le siècle (1999), Alain de Benoist, éd. L'Âge d'Homme, 2001, p. 160

Je lis, rapidement, L'archéofuturisme, de Guillaume Faye. Comme dans tous les livres qui, depuis au moins un siècle, relèvent de la rhétorique de l'urgence, le style est haletant et l'avenir exclusivement conçu sous forme d'apocalypse (la « conjonction des catastrophes »). Ce qui frappe, c'est la façon dont l'auteur ne trouve rien à opposer à l'époque actuelle qui n'en soit pas la surenchère, qui n'en représente pas l'intensification : contre l'univers de la maîtrise et de l'aliénation de soi, toujours plus de volonté de domination; contre la démonie technicienne, encore plus de déchaînement technicien; contre le primat de l'efficience et le matérialisme pratique, les idées réduites à leur seule valeur instrumentale; contre la montée de l'intolérance, le recours à l'exclusion généralisée; contre le mouvement pour le mouvement, la fuite en avant. Rien d'« archaïque » ni de « futuriste » ici, ni même de postmoderne, seulement l'exponentielle de la modernité et tous les ingrédients de l'autodestruction. Pour finir, Faye dépeint un univers de fiction où je n'aimerais pas vivre. Prométhée contre Zeus : en termes jüngeriens, un tel livre se situe du côté des Titans.
Dernière Année. Notes pour conclure le siècle (1999), Alain de Benoist, éd. L'Âge d'Homme, 2001, p. 183

Le libéralisme naissant, à partir du XVIIIe siècle, a donné lieu à une « critique de droite », qui le rappelait à la réalité de la nature humaine, et à une « critique de gauche », qui le condamnait au nom des pauvres et des humiliés. Le drame est que ces deux critiques se sont disjointes – et de façon telle que chacune d'elles, pour triompher de l'autre, a fini par s'allier à ce qui aurait dû rester leur ennemi commun. J'aurai toute ma vie aspiré à ce que ces deux critiques n'en fassent qu'une.
Dernière Année. Notes pour conclure le siècle (1999), Alain de Benoist, éd. L'Âge d'Homme, 2001, p. 278


 Critiques-Théoriques, L'Âge d'Homme, 2003

Alain de Benoist blog Nouvelle Ecole"Ce volume constitué de deux volets, intitulés Critiques et Théoriques, réunit une série de textes publiés depuis une dizaine d’années. Ceux-ci sont de longueur inégale, et de ton différent. Certains sont des articles, des études ou des essais, d’autres des textes de conférences ou de discours, avec parfois des concessions au style parlé ou quelques pointes polémiques. La plupart d’entre eux évoquent l’actualité, mais avec toujours pour souci de réaliser un va-et-vient entre cette actualité et les idées générales, les principes théoriques et leurs illustrations. Tous ont été dûment amendés, augmentés, parfois actualisés.
Ainsi juxtaposés ces textes établissent au moins une cohérence et une continuité. Ils font bien apparaître, je crois, comme autant de lignes de force ou de fils conducteurs, les trois axes principaux de ma pensée :
  1. la critique conjointe de l’individuo-universalisme et du nationalisme (ou de l'ethnocentrisme) en tant que catégories relevant l’une et l’autre de la métaphysique de la subjectivité.
  2. la déconstruction systématique de la raison marchande et de la Forme-Capital, dont le déploiement planétaire constitue à mes veux la menace principale qui pèse aujourd’hui sur le monde.
  3. la lutte en faveur des autonomies locales, liée à la défense des différences et des identités collectives, comme condition première d’un renouveau de la démocratie.
Leur dénominateur commun est d’analyser et de chercher à comprendre le monde actuel en le mettant en perspective. Cette démarche est dépourvue de toute nostalgie restaurationniste. Lorsque la modernité s’y trouve critiquée, ce n’est jamais pour lui opposer un passé idéalisé, mais bien plutôt comme un phénomène en voie d’achèvement et au nom d’une postmodernité qui, en dépit de ses ambiguïtés évidentes, est avant tout perçue comme la possibilité d’un nouveau commencement.
Nous vivons aujourd’hui dans un monde en transition, où le passé ne fournit plus guère de repères, où les anciennes doctrines sont de peu de secours, où la tradition ne peut plus faire d’elle-même autorité. C’est le temps des nouveaux clivages politiques, des nouveaux débats intellectuels et scientifiques, des nouveaux rapports de force à l’échelle internationale. On discerne seulement les signes avant-coureurs de ce qui vient. Ce livre se propose d’aider à en comprendre le sens."
Alain de Benoist

Table des matières

Critiques : Introduction - Critique de l’idéologie libérale - Le bourgeois - Une brève histoire de l’idée de progrès - L’idéologie du travail - Nationalisme : phénoménologie et critique - Psychologie du conspirationnisme - Pensée unique, nouvelles censures - Le système des médias - L’Amérique - Face à la mondialisation - Le Troisième Age du capitalisme - Du lien social - L’effacement du clivage droite-gauche - Où est passé la gauche - La politique menacée, la politique retrouvée
Théoriques : Johannes Althusius (1557-1638) - Relire Rousseau - Sur l’écologie I - Sur l’écologie II - La nature et sa « valeur intrinsèque » - Repenser la guerre - Identité, égalité, différence - Démocratie représentative et démocratie participative - Communautariens vs. Libéraux - L’idée d’empire - « Souverainistes » et souveraineté - Jacobinisme ou fédéralisme ? - Minima moralia.

Lire en ligne


La publicité n’est pas seulement le vecteur d’une incitation à l’achat. Globalement, elle sert avant tout à entretenir l’idée que le bonheur, raison d’être de la présence au monde, se ramène ou se confond avec la consommation. Elle ne vise pas tant à valoriser un produit particulier qu’à valoriser l’acte d’achat dans sa généralité, c’est-à-dire le système des produits. La publicité incarne le langage de la marchandise, qui est en passe de s’instaurer comme le paradigme de tous les langages sociaux.
Critiques-Théoriques (2000), Alain de Benoist, éd. L'Âge d'Homme, 2003, p. 130

Ceux qui affirment que rien n’est plus démocratique que l’audimat se moquent du monde, bien entendu. L’audimat ne permet pas de mesurer ce que les gens veulent, mais de savoir jusqu’à quel point ils ont intériorisé ce qu’on les a habitués à vouloir — ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Les gens aiment ce qu’on leur fait aimer. Dans ce domaine comme ailleurs, c’est l’offre qui détermine la demande, et non l’inverse.
Critiques-Théoriques (2000), Alain de Benoist, éd. L'Âge d'Homme, 2003, p. 130-131

Le plus grand intérêt des vivants étant de rester vivants, si la guerre ne mettait en œuvre que des pulsions intéressées, elle aurait disparu depuis longtemps. La preuve en est que ce n'est jamais en faisant appel à la notion d'intérêt que l'on a amené les hommes à se battre, mais au contraire en leur faisant valoir qu'il y a des choses qui excédaient leurs intérêts et qui méritaient, par là même, qu'on accepte de mourir pour elles.
Critiques-Théoriques (1998), Alain de Benoist, éd. L'Âge d'Homme, 2003, p. 395



 Au-delà des droits de l'homme. Pour défendre les libertés

LIRE UNE ANALYSE : Le Socle

Livre paru aux éditions Krisis en 2004 et réédité en version augmentée et réactualisée par Pierre-Guillaume de Roux en 2016. Il est en vente sur Krisis Diffusion.

http://krisisdiffusion.com/la-librairie-en-ligne/147-au-dela-des-droits-de-l-homme-alain-de-benoist.html«Le sacre des droits de l'homme», a écrit Marcel Gauchet, «est à coup sûr le fait idéologique et politique majeur de nos vingt dernières années.» Les droits de l'homme tendent, en effet, à devenir la boussole unique d'une époque désorientée. Ils auraient même un caractère sacré. C'est pourquoi il paraît désormais aussi inconvenant, aussi blasphématoire de critiquer l'idéologie des droits de l'homme qu'il l'était autrefois de douter de l'existence de Dieu.

Mais aujourd'hui, le discours des droits de l'homme n'a pas seulement pour but de fournir une idéologie de substitution après l'effondrement des «grands récits». En cherchant à imposer une norme morale particulière à tous les peuples, il vise à redonner bonne conscience à l'Occident en lui permettant de s'instituer une fois de plus en modèle et de dénoncer comme des «barbares»? ceux qui refusent ce modèle. Dans l'Histoire, les « droits » n'ont été que trop souvent ce que les maîtres de l'idéologie dominante avaient décidé de définir ainsi. Que les droits de l'homme soient proclamés avec force dans une société de plus en plus déshumanisée, où les hommes tendent eux-mêmes à devenir des objets, où la marchandisation des rapports sociaux crée partout des phénomènes d'aliénation inédits n'est pas un hasard. Associé à l'expansion des marchés, le discours des droits de l'homme constitue l'armature idéologique de la globalisation. Il est avant tout un instrument de domination et doit être regardé comme tel.

Alain de Benoist citations Droits de l'hommeLes hommes doivent pouvoir lutter partout contre la tyrannie et l'oppression. Contester l'idéologie des droits de l'homme, ce n'est donc évidemment pas plaider pour le despotisme, c'est bien plutôt contester que cette idéologie soit le meilleur moyen d'y remédier. C'est s'interroger sur la validité des fondements de cette théorie, sur le statut nomologique de ces droits, sur les possibilités d'instrumentalisation dont ils peuvent faire l'objet. C'est aussi proposer une autre solution. La question des libertés ne saurait se résoudre en termes de droits ou de morale.
Elle est avant tout une question politique. Elle doit être résolue politiquement.Les hommes doivent pouvoir lutter partout contre la tyrannie et l'oppression.

Contester l'idéologie des droits de l'homme, ce n'est donc évidemment pas plaider pour le despotisme. C'est bien plutôt contester que cette idéologie soit le meilleur moyen d'y remédier. C'est s'interroger sur la validité des fondements de cette théorie, sur le statut nomologique de ces droits, sur les possibilités d'instrumentalisation dont ils peuvent faire l'objet. C'est aussi proposer une autre solution.La question des libertés ne saurait se résoudre en termes de droit ou de morale. Elle est avant tout une question politique. Elle doit être résolue politiquement.
Mais aujourd’hui, le discours des droits de l'homme n'a pas seulement pour but de fournir une idéologie de substitution après l'effondrement des « grands récits ». En cherchant à imposer une norme morale particulière à tous les peuples, il vise à redonner bonne conscience à l'Occident en lui permettant de s'instituer une fois de plus en modèle et de dénoncer comme des « barbares » ceux qui refusent ce modèle. Dans l'histoire, les « droits » n'ont été que trop souvent ce que les maîtres de l'idéologie dominante avaient décidé de définir ainsi. Associé à l'expansion des marchés, le discours des droits de l'homme constitue l'armature idéologique de la globalisation. Il est avant tout un instrument de domination, et doit être regardé comme tel.
Au-delà des droits de l'homme. Pour défendre les libertés, Alain de Benoist, éd. Krisis, 2004, p. 4

Les hommes doivent pouvoir lutter partout contre la tyrannie et l’oppression. Contester l’idéologie des droits de l’homme, ce n'est donc évidemment pas plaider pour le despotisme, c'est bien plutôt contester que cette idéologie soit le meilleur moyen d'y remédier. C'est s'interroger sur la validité des fondements de cette théorie, sur le statut nomologique de ces droits, sur les possibilités d'instrumentalisation dont ils peuvent faire l'objet. C’est aussi proposer une autre solution.
Au-delà des droits de l'homme. Pour défendre les libertés, Alain de Benoist, éd. Krisis, 2004, p. 4

La théorie des droits de l'homme postule par ailleurs l'existence d'une nature humaine universelle, indépendante des époques et des lieux, qui serait connaissable par le moyen de la raison. De cette affirmation, qui ne lui appartient pas en propre (et qui en soi n'a rien de contestable), elle donne une interprétation très particulière, impliquant une triple séparation : entre l'homme et les autres vivants (l'homme est seul titulaire de droits naturels), entre l'homme et la société (l'être humain est fondamentalement l'individu, le fait social n'est pas pertinent pour connaître sa nature), entre l'homme et l'ensemble du cosmos (la nature humaine ne doit rien à l'ordre général des choses). Or, cette triple séparation n'existe pas dans l'immense majorité des cultures non occidentales, y compris bien entendu dans celles qui reconnaissent l'existence d'une nature humaine.
Au-delà des droits de l'homme. Pour défendre les libertés, Alain de Benoist, éd. Krisis, 2004, p. 36


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Survivre à la pensée unique, ou l'actualité en question, éditions Krisis, 2015

LIRE UN EXTRAIT ICI


Survivre à la pensée unique, Alain de BenoistIl y a deux manières de s’intéresser à l’actualité. La première consiste à y trouver matière à bavardages et considérations superficielles. L’homme moderne, disait Hegel, lit les journaux comme celui d’autrefois faisait sa prière du matin. Il sait, ou plutôt il se doute bien, que les journalistes sont pour la plupart des esprits pressés, qui n’ont que des connaissances de surface et sont de surcroît éminemment sensibles à ce qu’il convient de dire ou de ne pas dire. Mais finalement, c’est comme une drogue : « Qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui ? » Sentiment que, si l’on n’est pas au courant, on n’est plus rien. 
L’autre manière cherche à scruter l’actualité pour y rechercher des points de repère et des signes annonciateurs. Un homme politique fait une déclaration. Qu’est-ce que ses propos révèlent de l’idéologie, consciente ou sous-jacente, à laquelle il se réfère ? Quel est le sens intellectuel profond de tel ou tel débat de société ? Que veulent dire exactement les mots qui reviennent le plus souvent dans le discours public ? Quelle interprétation idéologique, phénoménologique, voire philosophique, peut-on donner de certains faits d’actualité ? 
Il ne s’agit pas tant de s’intéresser à l’actualité pour elle-même que de se demander systématiquement à quoi elle renvoie, de la remettre en perspective du point de vue de l’histoire des idées, de chercher au-delà de l’anecdote la dimension de profondeur ou la tendance de fond. Bref, de chercher à cerner ce qui est véritablement significatif. Telle est la façon de faire qui a présidé à ces entretiens avec Nicolas Gauthier, tous parus dans le journal Flash et sur le site Boulevard Voltaire.
"Il y a un type de bêtise qui n'appartient qu'à la droite et un type de bêtise qui n'appartient qu'à la gauche. Aux extrêmes, ces deux types sont pareillement infantiles, mais se distinguent néanmoins : les rêveries héroïques de l'extrême droite (modèle éthique paternel) sont typiques de l'éternel adolescent; la générosité fusionnelle de l'extrême gauche (modèle moral maternel), typique de la petite enfance. L'un et l'autre sont visiblement restés au stade oedipien." 
Alain de Benoist, Survivre à la pensée unique, éditions Krisis

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