Présentation d'Alain de Benoist


BIOGRAPHIE

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Nom de naissanceAlain de Benoist
AliasFabrice Laroche, Robert de Herte, David Barney
Naissance (72 ans)
Saint-Symphorien (Indre-et-Loire)
NationalitéDrapeau de la France France
Professionjournalistephilosophe et politologue
Autres activitésdirecteur des revues Nouvelle École (depuis 1968)
et Krisis (depuis1988),
éditorialiste de la
revue Éléments (depuis 1973)
directeur de collection aux éditions du Labyrinthe (depuis 1982)
et de l'Âge d'Homme (depuis 2003)
ancien directeur de collection aux éditions Copernic (1977-1981)
et Pardès (1989-1993)
Formationfaculté de droit de Paris
(droit constitutionnel)

Sorbonne (philosophie, sociologie, morale et sociologie, histoire des religions)
Famillemarié, deux enfants ; arrière-arrière-petit-neveu de Gustave Moreau, artiste-peintre

Alain de Benoist est né le 11 décembre 1943 à Saint-Symphorien (Indre-et-Loire). Il est marié et père de deux enfants. Ancien élève des lycées Montaigne et Louis-le-Grand, il a fait ses études à la faculté de droit de Paris (droit constitutionnel) et à la Sorbonne (philosophie, sociologie, morale et sociologie, histoire des religions). Depuis 2014 il anime l'émission les idées à l'endroit sur TV Libertés.


Depuis plus de trente ans, il poursuit méthodiquement un travail d'analyse et de réflexion dans le domaine des idées. Ecrivain, journaliste, essayiste, conférencier, philosophe, il a publié plus de 50 livres et plus de 3000 articles, aujourd'hui traduits dans une quinzaine de langues différentes.
Ses domaines de prédilection sont la philosophie politique et l'histoire des idées, mais il est aussi l'auteur de nombreux travaux portant notamment sur l'archéologie, les traditions populaires, l'histoire des religions ou les sciences de la vie.
Indifférent aux modes idéologiques, récusant toute forme d'intolérance et d'extrémisme, Alain de Benoist ne cultive pas non plus une quelconque nostalgie « restaurationniste ». Lorsqu'il critique la modernité, ce n'est pas au nom d'un passé idéalisé, mais en se préoccupant avant tout des problématiques postmodernes. Les axes principaux de sa pensée sont au nombre de quatre :
1) la critique conjointe de l'individuo-universalisme et du nationalisme (ou de l'ethnocentrisme) en tant que catégories relevant l'une et l'autre de la métaphysique de la subjectivité ;
2) la déconstruction systématique de la raison marchande, de l'axiomatique de l'intérêt et des multiples emprises de la Forme-Capital, dont le déploiement planétaire constitue à ses yeux la menace principale qui pèse aujourd'hui sur le monde ;
3) la lutte en faveur des autonomies locales, liée à la défense des différences et des identités collectives ;
4) une nette prise de position en faveur d'un fédéralisme intégral, fondé sur le principe de subsidiarité et la généralisation à partir de la base des pratiques de la démocratie participative.
Alors que son oeuvre est connue et reconnue dans un nombre grandissant de pays, Alain de Benoist reste largement ostracisé en France, où l'on se borne trop souvent à associer son nom à celui de la « Nouvelle Droite », expression dans laquelle il ne s'est jamais véritablement reconnu.

Vous pourrez trouver une large sélection de ses textes en accès libre ici.


1962-66
secrétaire de rédaction des Cahiers universitaires.
1964-68
rédacteur en chef de la lettre d'information hebdomadaire 
L'Observateur européen.
1967-68
directeur des publications du Centre des hautes études internationales (HEI).
1968-69
rédacteur en chef adjoint de L'Echo de la presse et de la publicité.
Depuis 1969
directeur de la revue Nouvelle Ecole.
1969-76
collaborateur du Courrier de Paul Dehème.
1970-71
rédacteur en chef du magazine Midi-France.
1970-82
critique à Valeurs actuelles et au Spectacle du monde.
Depuis 1973
éditorialiste de la revue Eléments.
1977-92
collaborateur du Figaro-Magazine.
1980-92
collaborateur du « Panorama » de France-Culture.
Depuis 1988
directeur de la revue Krisis.
1991-99
éditorialiste de La Lettre de Magazine-Hebdo.


CITATIONS EXTRAITES DES IDÉES À L'ENDROIT

CONSULTER LA TABLE DES MATIERES  ICI

Les Idées à l'endroit, éditions AVATAR, 2011 (en vente sur Krisis Diffusion)

Alain de benoist Les idées à l'endroit Krisis Diffusion

En outre, passé, présent et futur ne sont plus des points distincts sur une ligne pourvue d'une seule dimension, mais au contraire des perspectives qui coïncident dans toute actualité. Le passé, remarquons-le, n'est jamais perçu comme tel qu'en tant qu'il s'inscrit dans le présent (les événements auxquels il se rapporte ne sont " passés " que dans le présent : lorsqu'ils se déroulaient, ils étaient présents). Il en va de même du futur. Ainsi toute actualité est-elle, non un point, mais un carrefour : chaque instant présent actualise la totalité du passé et potentialise la totalité du futur. Il y a tridimensionalité du temps historique. La question de savoir si l'on peut ou non faire "revivre le passé" devient caduque : le passé-conçu-comme-passé revit toujours dans tout présent ; il est l'une des perspectives grâce auxquelles l'homme peut élaborer des projets et se forger un destin.
Les Idées à l'endroit, Alain de Benoist, éditions AVATAR, p.54

Il ne suffit pas d'être né, il faut encore être « créé ». La création est postérieure à la naissance, on ne peut être « créé » que par soi. C'est ainsi que l'on se donne une âme. Maître Eckhart parle d'« autocréation » (Selbstschöpfung) : « Je fus la cause de moi-même, là où je me voulus moi-même et je ne fus rien d'autre. Je fus ce que je voulus, et ce que je voulus, ce fut moi ». Dans l'Edda (Hávamál, v), image d'Odhinn : lui-même à lui-même sacrifié. Un peuple fonde une culture quand il devient cause de lui-même – qu'il trouve en lui-même seulement (dans sa tradition) la source d'une perpétuelle nouveauté. De même l'homme : trouver en soi-même les causes de soi et les moyens d'un dépassement de soi.
Les Idées à l'endroit (1977), Alain de Benoist, éditions AVATAR, p. 69

Tous les hommes de qualité sont frères, n'importe la race, le pays et le temps.
Les Idées à l'endroit (1977), Alain de Benoist, éditions AVATAR, p.76
Citation choisie citation du jour pour le 10 janvier 2011.


Cultiver un moi collectif est peut-être le meilleur moyen de contribuer à l'universel.
Les Idées à l'endroit (1974), Alain de Benoist, éd. AVATAR 1979, p. 197



CITATIONS EXTRAITES DE COMMENT PEUT-ON ÊTRE PAÏEN ?

LIRE UN EXTRAIT : Du refoulement de la politique d'après la Bible

Comment peut-on être païen ? éditions AVATAR, 1981

En vente sur Krisis Diffusion

Comment peut-on être païen ?

Dans ces convergences, elle (Sigrid Hunke) a su lire une continuité spirituelle exprimant les lignes de force d’une « religion de l’Europe » - la vraie religion de l’Europe -, une religion qui apparaît dès la fin du IVe siècle avec Pelage, qui réapparaît au IXe siècle avec Scot Erigène, qui se poursuit au XVIe siècle avec Maître Eckhart et ses disciples… et dont les héritiers , à des titres divers, sont aussi bien Erasme et Léonard de Vinci que Henri Moore, Shaftesbury, l’essentiel du mouvement romantique et idéalisme allemand, Goethe, Kant, Fichte, Schelling, Schleiermacher et Herder, les Russes Théophane et Berdiaev, les Français Teilhard de Chardin et Saint-Exupéry, etc.
Chez la plupart de ces auteurs on retrouve en effet, portés au plus haut niveau, certains thèmes fondamentaux de la pensée païenne telle que nous nous sommes efforcés de la définir jusqu’à présent : en premier lieu l’unité transcendantale du cosmos, la continuité entre Dieu (ou les dieux) et le monde – un monde dont l’être est parfait mais non immobile, qui est le lieu d’un devenir permanent en toutes directions ; un Dieu qui rend le fini lui-même infini , qui conduit à penser l’espace et le temps comme infinis.
Comment peut-on être païen ?, Alain de Benoist, éd. Albin Michel, 1981, p. 241-242




CITATIONS EXTRAITES DE DERNIÈRE ANNÉE POUR CONCLURE LE SIÈCLE

Dernière Année.

Notes pour conclure le siècle, 2001

Alain de Benoist blog Nouvelle Ecole

L'intelligence met déjà à l'écart. Mais si la sensibilité s'y ajoute, alors là, c'est la solitude complète.
Dernière Année. Notes pour conclure le siècle (1999), Alain de Benoist, éd. L'Âge d'Homme, 2001, p. 40

Comment pourrais-je être l'adversaire des étrangers alors qu'il n'y a pas plus étranger que moi au monde dans lequel je vis ?
Dernière Année. Notes pour conclure le siècle (1999), Alain de Benoist, éd. L'Âge d'Homme, 2001, p. 44

Un antisémite est quelqu'un qui reproche aux Juifs d'habiter mentalement dans un ghetto, tout en se proposant de les empêcher physiquement d'en sortir.
Dernière Année. Notes pour conclure le siècle (1999), Alain de Benoist, éd. L'Âge d'Homme, 2001, p. 49

Un mal nécessaire n'est pas un moindre mal. Le pire des maux est celui dont on a besoin. Par exemple, l'argent.
Dernière Année. Notes pour conclure le siècle (1999), Alain de Benoist, éd. L'Âge d'Homme, 2001, p. 73

« Quand la voiture qui allait l'écraser fut sur lui, il trouva encore la force de la frapper de son poing fermé ». J'aurais aimé écrire un roman qui se fût achevé sur cette phrase.
Dernière Année. Notes pour conclure le siècle (1999), Alain de Benoist, éd. L'Âge d'Homme, 2001, p. 133

Se sacrifier. Donner. Donner sans rien attendre en retour. Donner non par devoir, mais en étant mû par la conviction que celui qui donne est toujours plus riche que celui qui reçoit — lequel a charge de donner à son tour. Au fond, c'est là le seul vrai grand principe éthique. Tout le reste en dérive.
Dernière Année. Notes pour conclure le siècle (1999), Alain de Benoist, éd. L'Âge d'Homme, 2001, p. 141

Tout saut en avant implique au préalable un pas en arrière. Il en va de même pour la régénération de l'histoire, c'est-à-dire pour un nouveau commencement. Il faut prendre son élan.
Dernière Année. Notes pour conclure le siècle (1999), Alain de Benoist, éd. L'Âge d'Homme, 2001, p. 160

Je lis, rapidement, L'archéofuturisme, de Guillaume Faye. Comme dans tous les livres qui, depuis au moins un siècle, relèvent de la rhétorique de l'urgence, le style est haletant et l'avenir exclusivement conçu sous forme d'apocalypse (la « conjonction des catastrophes »). Ce qui frappe, c'est la façon dont l'auteur ne trouve rien à opposer à l'époque actuelle qui n'en soit pas la surenchère, qui n'en représente pas l'intensification : contre l'univers de la maîtrise et de l'aliénation de soi, toujours plus de volonté de domination; contre la démonie technicienne, encore plus de déchaînement technicien; contre le primat de l'efficience et le matérialisme pratique, les idées réduites à leur seule valeur instrumentale; contre la montée de l'intolérance, le recours à l'exclusion généralisée; contre le mouvement pour le mouvement, la fuite en avant. Rien d'« archaïque » ni de « futuriste » ici, ni même de postmoderne, seulement l'exponentielle de la modernité et tous les ingrédients de l'autodestruction. Pour finir, Faye dépeint un univers de fiction où je n'aimerais pas vivre. Prométhée contre Zeus : en termes jüngeriens, un tel livre se situe du côté des Titans.
Dernière Année. Notes pour conclure le siècle (1999), Alain de Benoist, éd. L'Âge d'Homme, 2001, p. 183

Le libéralisme naissant, à partir du XVIIIe siècle, a donné lieu à une « critique de droite », qui le rappelait à la réalité de la nature humaine, et à une « critique de gauche », qui le condamnait au nom des pauvres et des humiliés. Le drame est que ces deux critiques se sont disjointes – et de façon telle que chacune d'elles, pour triompher de l'autre, a fini par s'allier à ce qui aurait dû rester leur ennemi commun. J'aurai toute ma vie aspiré à ce que ces deux critiques n'en fassent qu'une.
Dernière Année. Notes pour conclure le siècle (1999), Alain de Benoist, éd. L'Âge d'Homme, 2001, p. 278

CITATIONS EXTRAITES DE CRITIQUES-THÉORIQUES

Critiques-Théoriques

L'Âge d'Homme, 2003

Alain de Benoist blog Nouvelle Ecole

La publicité n’est pas seulement le vecteur d’une incitation à l’achat. Globalement, elle sert avant tout à entretenir l’idée que le bonheur, raison d’être de la présence au monde, se ramène ou se confond avec la consommation. Elle ne vise pas tant à valoriser un produit particulier qu’à valoriser l’acte d’achat dans sa généralité, c’est-à-dire le système des produits. La publicité incarne le langage de la marchandise, qui est en passe de s’instaurer comme le paradigme de tous les langages sociaux.
Critiques-Théoriques (2000), Alain de Benoist, éd. L'Âge d'Homme, 2003, p. 130

Ceux qui affirment que rien n’est plus démocratique que l’audimat se moquent du monde, bien entendu. L’audimat ne permet pas de mesurer ce que les gens veulent, mais de savoir jusqu’à quel point ils ont intériorisé ce qu’on les a habitués à vouloir — ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Les gens aiment ce qu’on leur fait aimer. Dans ce domaine comme ailleurs, c’est l’offre qui détermine la demande, et non l’inverse.
Critiques-Théoriques (2000), Alain de Benoist, éd. L'Âge d'Homme, 2003, p. 130-131

Le plus grand intérêt des vivants étant de rester vivants, si la guerre ne mettait en œuvre que des pulsions intéressées, elle aurait disparu depuis longtemps. La preuve en est que ce n'est jamais en faisant appel à la notion d'intérêt que l'on a amené les hommes à se battre, mais au contraire en leur faisant valoir qu'il y a des choses qui excédaient leurs intérêts et qui méritaient, par là même, qu'on accepte de mourir pour elles.
Critiques-Théoriques (1998), Alain de Benoist, éd. L'Âge d'Homme, 2003, p. 395

CITATIONS EXTRAITES D'AU-DELÀ DES DROITS DE L'HOMME. POUR DÉFENDRE LES LIBERTÉS

Au-delà des droits de l'homme. Pour défendre les libertés
Livre paru aux éditions Krisis en 2004 et réédité en version augmentée et réactualisée par Pierre-Guillaume de Roux en 2016. 

En vente sur Krisis Diffusion.

Alain de Benoist citations Droits de l'homme    http://krisisdiffusion.com/la-librairie-en-ligne/147-au-dela-des-droits-de-l-homme-alain-de-benoist.html

Mais aujourd’hui, le discours des droits de l'homme n'a pas seulement pour but de fournir une idéologie de substitution après l'effondrement des « grands récits ». En cherchant à imposer une norme morale particulière à tous les peuples, il vise à redonner bonne conscience à l'Occident en lui permettant de s'instituer une fois de plus en modèle et de dénoncer comme des « barbares » ceux qui refusent ce modèle. Dans l'histoire, les « droits » n'ont été que trop souvent ce que les maîtres de l'idéologie dominante avaient décidé de définir ainsi. Associé à l'expansion des marchés, le discours des droits de l'homme constitue l'armature idéologique de la globalisation. Il est avant tout un instrument de domination, et doit être regardé comme tel.
Au-delà des droits de l'homme. Pour défendre les libertés, Alain de Benoist, éd. Krisis, 2004, p. 4

Les hommes doivent pouvoir lutter partout contre la tyrannie et l’oppression. Contester l’idéologie des droits de l’homme, ce n'est donc évidemment pas plaider pour le despotisme, c'est bien plutôt contester que cette idéologie soit le meilleur moyen d'y remédier. C'est s'interroger sur la validité des fondements de cette théorie, sur le statut nomologique de ces droits, sur les possibilités d'instrumentalisation dont ils peuvent faire l'objet. C’est aussi proposer une autre solution.
Au-delà des droits de l'homme. Pour défendre les libertés, Alain de Benoist, éd. Krisis, 2004, p. 4

La théorie des droits de l'homme postule par ailleurs l'existence d'une nature humaine universelle, indépendante des époques et des lieux, qui serait connaissable par le moyen de la raison. De cette affirmation, qui ne lui appartient pas en propre (et qui en soi n'a rien de contestable), elle donne une interprétation très particulière, impliquant une triple séparation : entre l'homme et les autres vivants (l'homme est seul titulaire de droits naturels), entre l'homme et la société (l'être humain est fondamentalement l'individu, le fait social n'est pas pertinent pour connaître sa nature), entre l'homme et l'ensemble du cosmos (la nature humaine ne doit rien à l'ordre général des choses). Or, cette triple séparation n'existe pas dans l'immense majorité des cultures non occidentales, y compris bien entendu dans celles qui reconnaissent l'existence d'une nature humaine.
Au-delà des droits de l'homme. Pour défendre les libertés, Alain de Benoist, éd. Krisis, 2004, p. 36



CITATIONS EXTRAITES DE SURVIVRE À LA PENSÉE UNIQUE, OU L'ACTUALITÉ EN QUESTION, ÉDITIONS KRISIS, 2015

LIRE UN EXTRAIT ICI

 Survivre à la pensée unique, ou l'actualité en question, éditions Krisis, 2015

"Il y a un type de bêtise qui n'appartient qu'à la droite et un type de bêtise qui n'appartient qu'à la gauche. Aux extrêmes, ces deux types sont pareillement infantiles, mais se distinguent néanmoins : les rêveries héroïques de l'extrême droite (modèle éthique paternel) sont typiques de l'éternel adolescent; la générosité fusionnelle de l'extrême gauche (modèle moral maternel), typique de la petite enfance. L'un et l'autre sont visiblement restés au stade oedipien." 
Alain de Benoist, Survivre à la pensée unique, éditions Krisis







Survivre à la pensée unique, Alain de Benoist, éditions Krisis






CITATIONS EXTRAITES D'ARTICLES D'ALAIN DE BENOIST

La christianisation de l’Europe, l’intégration du christianisme au système mental européen, fut l’événement le plus désastreux de toute l’histoire advenue à ce jour – la catastrophe au sens propre du terme.
« La religion de l’Europe », Robert de Herte (Alain de Benoist), Éléments, nº 36, été 1980, p. 3

Mon identité n'est pas une forteresse aveugle, une cuirasse derrière laquelle je m'abrite pour me couper des autres. Elle est cette fenêtre qui n'appartient qu'à moi grâce à laquelle je peux découvrir le monde.
« Liberté, égalité, identité », Robert de Herte (Alain de Benoist), Éléments, nº 113, été 2004, p. 3

La perte d’identité est une pathologie qui prive l’individu à la fois de son identité singulière (son nom) et de toute sociabilité possible, puisque celle-ci implique toujours une médiation. Elle est en cela comparable à l’amnésie, à l’oubli, dont le propre est de plonger les êtres et les choses dans l’indistinction. Elle est comme cette «parole sans voix» dont parle Nietzsche dans Ainsi parlait Zarathoustra : une parole sans sujet, sans identité. Elle correspond à ce processus par lequel le sujet cesse d’exister comme tel, et n’existe plus que comme objet. La perte d’identité, pour les individus comme pour les peuples, c’est la sortie du symbolique. Cette sortie condamne à l’errance dans le perpétuel présent, c’est-à-dire à une fuite en avant qui n’a plus ni but ni fin.
« L'identité ne doit pas être un ghetto ! », Alain de Benoist, Éléments, nº 113, été 2004, p. 48

Nous vivons à la fois dans le mouvement perpétuel et dans le sur-place, dans le trop plein et dans le trop vide. À la fois dans l'idée que tout est possible, et dans le constat que rien ne peut être maîtrisé.
« La société dépressive », Robert de Herte (Alain de Benoist), Éléments, nº 114, automne 2004, p. 3

La décroissance représente une alternative en forme de rupture. Mais elle ne sera possible qu'à la condition d'une transformation générale des esprits. Serge Latouche parle à très juste titre de "décoloniser l'imaginaire". Cela impose de combattre le productivisme sous toutes ses formes, en vue, non d'un retour en arrière, mais d'un dépassement. Il s'agit de faire sortir de nos têtes le primat de l'économie et l'obsession de la consommation, qui ont rendu l'homme étranger à lui-même. De rompre avec le monde des objets pour réinstituer celui des hommes.
« L'ère du gaspillage », Robert de Herte (Alain de Benoist), Éléments, nº 119, hiver 2006, p. 3

L’alternative n’est pas pour lui [le FN] de s’enfermer dans le bunker des « purs et durs » ou, au contraire, de chercher à se « banaliser » ou à se « dédiaboliser » (le fait d’être diabolisé n’a pas empêché Sarkozy d’être élu, mais lui a au contraire valu des voix supplémentaires) tout en adoptant, d’élection en élection, la tactique du hamster qui tourne sans cesse dans sa roue tout en restant sur place. L’alternative à laquelle il se trouve confronté aujourd’hui de manière aiguë est toujours la même : vouloir encore incarner la « droite de la droite » ou se radicaliser dans la défense des couches populaires pour représenter le peuple de France dans sa diversité. Rien n’indique pour l’instant qu’il choisira la deuxième solution. Il reste au FN à apprendre comment devenir une force de transformation sociale dans laquelle puissent se reconnaître des couches populaires au statut social et professionnel précaire et au capital culturel inexistant, pour ne rien dire de ceux qui ne votent plus (entre 2002 et 2007, l’abstention est passée de 20 à 31 % en milieu ouvrier). Rien n’indique, là non plus, qu’il en ait la capacité ni même la volonté.
« L'élection présidentielle de 2007 », Alain de Benoist, Résistance, nº 42, juin 2007, p. 2

Le socialisme, pour la classe ouvrière, c'était la solidarité et le sens du bien commun, la lutte contre le désordre établi, la revendication de plus de justice et de dignité. (...) Les Versaillais sont aujourd'hui plus que jamais au pouvoir. Personne ne se lance plus «à l'assaut du ciel», qui du reste est pollué. A Satory, sur la Butte rouge, on a dû construire un McDo, et le merle moqueur fera bientôt partie des espèces menacées. Ce n'est pas une raison pour désespérer. Comme le dit la chanson, «t'en fais pas, Nicolas, la Commune n'est pas morte !»
« Le temps des cerises reviendra ! », Robert de Herte (Alain de Benoist), Éléments, nº 126, automne 2007, p. 3

Dans un tel climat, l'important n'est plus tant de savoir qui est judéophobe mais qui a pouvoir de décider qui l'est.
« Qui n'est pas “judéophobe” ? Taguieff en “limier”... », Alain de Benoist, Éléments, nº n°117, été 2005, p. 47

(...) les théoriciens communautariens affirment que l'homme est toujours antérieur à ses fins, qu'il est en partie au moins constitué par sa ou ses communautés d'appartenance, et qu'une société qui n'en tient pas compte est vouée à se désagréger.
« Alain de Benoist », Alain de Benoist propos recueillis par la rédaction., Jeune Résistance (ISSN 1279 - 4759), nº 27, hiver 2001, p. 14

Des Méditerranéens venus des deux rives opposées du « continent maritime » auront de ce fait toujours entre eux plus d’affinités, voire de souvenirs, qu’un Espagnol ou un Italien n’en aura avec un Finlandais ou un Américain. Question de paysages, d’odeurs, de souvenirs personnels et historiques peut aussi. A l’heure où, pour la première fois depuis le Moyen Age, l’islam est devenu une réalité dans l’Europe occidentale, il serait dommage de l’oublier.
Alain de Benoist , Conférence prononcée à Barcelone le 29 octobre 2009, dans Les menaces sur l'identité méditerranéenne, paru Conférence prononcée à Barcelone le 29 octobre 2009, Alain de Benoist.

(...) la liberté d’expression n’a de sens que pour autant qu’elle est indivisible, et qu’en matière d’opinions, elle ne tolère par principe aucune dérogation. La liberté d’expression – faut-il le rappeler ? – n’a pas pour vocation de protéger les opinions convenables ou consensuelles, et moins encore celles qu’on partage ou qu’on approuve, mais au contraire celles qui nous choquent et que nous trouvons détestables. Voltaire se disait prêt à mourir pour permettre à ses adversaires de s’exprimer.
Propos tenus alors que le ministre de l'Intérieur français, Manuel Valls, a fait part en décembre 2013 de son intention de tenter de faire interdire les spectacles de l'humoriste Dieudonné.
« La liberté de s’exprimer et de rire ne se partage pas ! », Alain de Benoist et Nicolas Gauthier (propos recueillis par), Boulevard Voltaire, 3 janvier 2014 (lire en ligne)


Qu’un écrivain déclare, comme la chose la plus naturelle du monde, qu’il préfère le commerce charnel des très jeunes personnes aux turpitudes classiques de ses contemporains, et il n’en faut pas plus – en pleine société permissive [sic] – pour le faire passer pour le Diable dans le Landerneau parisien. [...] Pour ma part, c’est ce « scandale »qui me scandalise. Question de goût d’abord : n’aurait-on pas le droit de préférer caresser les hanches des lycéennes plutôt que la poitrine mafflue de la comtesse Grancéola (réplique matznévienne de la Castafiore ou la ménopause bien sonnée de la baronne Adélaïde Cramouillard, présidente de l’Union mystique universelle. Question de principe aussi : on peut désapprouver ce que l’on veut, mais comment peut-on, au sens propre du terme, être choqué par quoi que ce soit ? Quant à la gravité du délit, enfin,il me semble, selon mon échelle de valeurs personnelles, qu’il est plus « scandaleux » de regarder les jeux télévisés, de jouer au Loto ou de lire Le Meilleur, que d’avoir la passion des fesses fraîches, des émotions naissantes et des seins en boutons. Bien des imbéciles se sont horrifiés de la publication des Moins de seize ans. Que des adultes qui admettent fort bien que leur progéniture s’abrutisse des journées entières devant des machines à sous ou des téléfilms débiles, tremblent à l’idée que leur fille, plutôt que de passer son temps avec des crétins de son âge, puisse coucher avec un écrivain « qui pourrait être son père » et tomber dans les rets de ce suborneur de Gabriel, me fait, quant à moi, plutôt éclater de rire. [..] Quant aux jeunes personnes qui fréquentent Gabriel Matzneff, je ne doute pas qu’elles apprendront à son contact plus de choses belles et élevées que dans la vulgarité et la niaiserie que secrète à foison leur vie familiale et scolaire.
L’enfant interdit : Comment la pédophilie est devenue scandaleuse p.90-92, 2013, dans Elements, Pierre Verdrager.
Toutes les dimensions constitutives de la temporalité sont aujourd’hui rabattues sur le moment présent. Ce « présentisme » fait partie de la détresse spirituelle de notre époque. Twitter n’en est qu’un exemple parmi d’autres. L’importance qu’on donne aujourd’hui aux tweets est une sorte d’assomption métaphysique de la brève de comptoir. Elle mesure une déchéance. C’est la raison pour laquelle je ne « tweete » jamais. Je n’ai pas non plus de compte Facebook. Je n’utilise ni « smartphone », ni « Blackberry », ni tablette tactile, ni iPad, ni iPod, ni aucun autre gadget pour petits-bourgeois numérisés et connectés. D’ailleurs, je me refuse même à avoir un téléphone portable ; car l’idée de pouvoir être joint en permanence m’est insupportable. La disponibilité totale relève d’un idéal de « transparence » totalitaire. Il faut lui opposer des opacités bienfaisantes.
« Facebook ? Le simulacre des « amis » sans amitié... », Nicolas Gauthier (journaliste) et Alain de Benoist, Boulevard Voltaire, 1er décembre 2013 (lire en ligne)

Le pays peut-il sombrer dans la guerre civile ? Beaucoup de gens avancent cette hypothèse, mais je n’en crois rien. Dans un avenir prévisible, on peut s’attendre à des colères, à des troubles, à des émeutes, à des violences de toute nature, mais la guerre civile reste à mes yeux un fantasme. Je remarque d’ailleurs que ceux qui mettent le plus en garde contre cette perspective sont aussi, en général, ceux qui souhaitent le plus la voir se réaliser. Sans doute parce qu’ils s’imaginent être en mesure de gagner la guerre en question, ce qui ne fait qu’ajouter à leur naïveté.
« Alain de Benoist : « Le Front national n’est de toute évidence pas prêt à l’exercice du pouvoir» », Alain de Benoist, Metamag, 27 mai 2016 (lire en ligne)

Sur l'islam, l'islamisme et le djihadisme

Le terroriste moderne est le lointain descendant du combattant irrégulier des guerres de partisans.La différence est qu’il vise désormais des cibles indistinctes et qu’il agit à l’échelle mondiale, ce qui veut dire qu’il s’est « déterritorialisé ». Le terrorisme global est à l’image de notre temps : trasnational, fluide, organisé en réseaux. [...] Les victimes des bombes ne sont jamais la cible principale du terrorisme. Celui-ci vise avant tout les gouvernements et les opinions publiques. Les victimes immédiates ne sont pas des fins en soi, mais des moyens pour faire pression et frapper les esprits. Les médias, contraints de faire leurs gros titres sur l’événement, en sont le relais principal et, objectivement, les auxiliaires majeurs. [...] En outre, même s’il existe un lien entre eux, ce serait une grave erreur de confondre l’islam avec l’islamisme et l’islamisme avec le terrorisme. Il importe surtout de comprendre que, si les terroristes commettent des actes criminels, ce ne sont ni des « fous », ni des « criminels de droit commun », ni même des « fanatiques » dénués de toute rationalité. Leurs actes sont d’abord des actes politiques. Ils sont la conséquence de situations politiques concrètes.
« Les attentats de Londres », Alain de Benoist, VoxNr, 13 juillet 2005 (lire en ligne)
Les mêmes qui trouvent tout-à-fait normal que des caricatures antimusulmanes paraissent dans un "pays libre" accepteraient-ils de la même façon la publication de caricatures antijuives ? Ceux qui rient de voir représenté Mohamet dans des postures équivoques ou grotesques admettraient-ils avec la même facilité la diffusion mondiale d'images pornographiques d'Anne Frank ? Diraient-ils qu'il ne s'agit après tout que de caricatures, en laissant entendre que ceux qui s'en offusquent sont exagérément " susceptibles " ? On sait bien que non. Il y a dans les pays européens des lois qui sanctionnent l'antisémitisme, mais il n'y en a aucune qui sanctionne l'islamophobie. Pour nombre de musulmans, il y a là deux poids et deux mesures..
« Les caricatures de Mahomet », Alain de Benoist, Éléments, nº 120, 2006, p. 7

Mettre dans le même sac les problèmes de l’immigration, de l’islam, de l’islamisme et du djihadisme est vraiment la marque de fabrique des esprits paresseux.
« Alain de Benoist : Les reniements du PC ne m’inspirent que du dégoût… », Alain de Benoist, Boulevard Voltaire, 3 mars 2013 (lire en ligne)

Les islamologues de comptoir, qui traitent de l’islam comme d’un tout homogène et unitaire, citent (de seconde main) les sourates du Coran comme d’autres « experts » citent les Protocoles des Sages de Sion, et dénoncent leurs contradicteurs comme des « islamo-fellateurs », « lécheurs de babouche » et « dhimmis » en puissance, rentrent dans cette catégorie, qui relève moins de la politique que du trouble obsessionnel compulsif.
« Alain de Benoist : Phobies en tout genre et points Godwin : l’État se défend comme il peut… », Alain de Benoist, Boulevard Voltaire, 3 mars 2014 (lire en ligne)

Les djihadistes (ou les lanceurs de fatwas) sont aussi représentatifs de l’islam que le Ku Klux Klan est représentatif de la chrétienté. Au demeurant, ce ne sont pas les djihadistes, mais les Occidentaux qui ont les premiers agité le spectre du « clash des civilisations » après s’être employés à déstabiliser tout le Proche-Orient et à éliminer tous les chefs d’État arabo-musulmans qui, de Saddam Hussein à Kadhafi, avaient érigé des barrages contre l’islamisme radical. La nécessité de lutter contre les conséquences immédiates ne doit pas faire oublier la réflexion sur les causes premières.
« Charlie Hebdo, libéral-libertaire, était devenu l’un des organes de l’idéologie dominante », Alain de Benoist, Boulevard Voltaire, 9 janvier 2015 (lire en ligne)

Les djihadistes assurent qu’ils représentent le « véritable islam », les islamophobes leur donnent raison en disant qu’il n’y a pas de différence entre l’islam et l’islamisme. Que les premiers commettent des attentats alors que les seconds verraient plutôt sans déplaisir se multiplier les pogroms contre ceux qui « rejettent le mode de vie occidental » (le sympathique mode de vie mondialisé de la consommation soumise) n’y change rien. Les islamophobes sont les idiots utiles de l’islamisme radical.
« Alain de Benoist : Les islamophobes sont les idiots utiles de l’islamisme radical », Alain de Benoist, Boulevard Voltaire, 18 janvier 2015 (lire en ligne)

Nous faisons la guerre chez eux, ils font la guerre chez nous. C’est aussi simple que cela.
Alain de Benoist après les Attentats de novembre 2015 en Île-de-France
« Alain de Benoist : Nous faisons la guerre chez eux, ils font la guerre chez nous », Alain de Benoist, Boulevard Voltaire, 29 novembre 2015 (lire en ligne)


Le « choc des civilisations » n’est qu’une formule dans laquelle chacun met ce qu’il veut. La principale faiblesse des explications « culturalistes » des conflits est de faire l’impasse sur les logiques politiques qui conduisent à ces conflits, et aussi de faire oublier que l’immense majorité des conflits ont toujours eu lieu (et continuent d’avoir lieu) au sein d’une même civilisation.
« Alain de Benoist : Djihadisme et choc des civilisations ? Une formule fourre-tout », Alain de Benoist, Metamag, 15 avril 2016 (lire en ligne)



Contribution à des recueils collectifs

- Henry Coston (dir.), Partis, Journaux et Hommes politiques d'hier et d'aujourd'hui (sous le pseudonyme de Cédric de Gentissard), n° spécial de Lectures françaises, 1960
- La Crise de la jeunesse dans la société de consommation. Actes du 2e Colloque des intellectuels pour la liberté, Institut d'études occidentales, 1970
- Jean Dumont (dir.), Histoire secrète de la Gestapo (sous le pseudonyme de Fabrice Laroche), 4 vol., Crémille, 1971
- Actes du 5e séminaire central GRECE, 1er mai 1971, GRECE, 1971
- Jean Dumont (dir.), L'Histoire générale de l'Afrique, 8 vol., François Beauval, 1972
- Morale d'hier et Éthique de demain. Actes du 6e séminaire central GRECE, 30 mai 1971, GRECE, 1972
- Robert Ardrey, Jean Cau, Pierre Vial et al., Contestation et Décadence. Actes du VIIIe colloque national, Jouy-en-Josas, 22 octobre 1972, GRECE, 1973
- Ernst Topitsch et Jacques Médecin (dir.), Connaissance pour la liberté. Actes du 2e Congrès international pour la défense de la culture. Nice, 27-29 septembre 1974, CIDAS, 1975
- Philippe Héduy (dir.), Chant funèbre pour Pnom Penh et Saïgon, Société de production littéraire, 1975
- Alain de Benoist, Jean-Claude Valla, Yves Christen et al., Qu'est-ce que l'enracinement ?, GRECE, 1975
- Pierre Debray-Ritzen (dir.), Arthur Koestler, L'Herne, 1975
- Pierre Bercot, Julien Freund, Piet Tommissen et al., Des élites pour quoi faire ? Actes du Xe colloque national, Paris, 26 janvier 1975, GRECE, 1976
- Roger Lemoine (dir.), Dix ans de combat culturel pour une renaissance, GRECE, 1977
- Edmond Kaiser (dir.), Les Mutilations sexuelles féminines infligées aux enfants, Terre des hommes, 1977
- Jean-Pierre Lombard (dir.), Raymond Abellio, L'Herne, 1979
- Jean-Pierre Apparu (dir.), La Droite aujourd'hui, Albin Michel, 1979
- Jean-Claude Rivière (dir.), Georges Dumézil. À la découverte des Indo-Européens, Copernic, 1979
- Maiastra. Renaissance de l'Occident ?, Plon, 1979
- Pierre Vial (dir.), Pour une renaissance culturelle. Le GRECE prend la parole, Copernic, 1979
- Robert de Herte et Vintila Horia (dir.), Julius Evola, le visionnaire foudroyé, Copernic, 1980
- L'Europe païenne, Seghers, 1980
- Alain de Benoist (dir.), Les Traditions d'Europe, Labyrinthe, 1982
- Jean Varenne, Pierre Bérard, Michel Marmin et al., La Cause des peuples. Actes du XVe colloque national du GRECE, Palais des Congrès de Versailles, 17 mai 1981, Labyrinthe, 1982
- Alain de Benoist, Jean-Joël Brégeon, Claudine Glot et al., Pour un « gramscisme de droite ». Actes du XVIe colloque national du GRECE, Palais des Congrès de Versailles, 29 novembre 1981, Labyrinthe, 1982
- Jason Hadjidinas (dir.), Conscience des libertés et Liberté de la conscience. 1er Colloque d'Athènes, 25-28 juin 1980, École des hautes études industrielles du Pirée, Athènes, 1983
- Anne Jobert, Guillaume Faye, Armin Mohler et al., La Troisième Voie. Actes du XVIIe colloque national du GRECE, Palais des Congrès de Versailles, 27 novembre 1983, Labyrinthe, 1984
- Julien Freund, Christiane Pigacé, Pierre Vial et al., La Fin d'un monde. Crise ou Déclin ? Actes du XVIIIe colloque national du GRECE, Palais des Congrès de Versailles, 11 novembre 1984, Labyrinthe, 1985
- Alain de Benoist, Jean Cau, Guillaume Faye et al., Une certaine idée de la France. Actes du XIXe colloque national du GRECE, Pavillon Baltard, Nogent-sur-Marne, 24 novembre 1985, Labyrinthe, 1985
- Michel Wayoff (dir.), Actes du 82e Congrès français d'oto-rhino-laryngologie. Séance inaugurale, lundi 30 septembre 1985, Nancy-Thèses, 1985
- André Béjin et Julien Freund (dir.), Racismes, Antiracismes, Librairie des Méridiens-Klincksieck, 1986
- Pierre Vial, Pierre Gripari, Jean-Louis Foncine, Guillaume Faye, Marco Tarchi et al., Le Défi de Disneyland. Actes du XXe colloque national de la revue « Éléments », Palais des Congrès de Versailles, 16 novembre 1986, Labyrinthe, 1987
- Yves Christen, Michel Wayoff, Alain de Benoist, Claude Colette, Georges Charbonneau et Julien Freund, La Bio-éthique face aux idéologies. Actes du XXIe colloque national du GRECE, Hôtel Sofitel-Sèvres, 29 novembre 1987, Labyrinthe, 1988
- Démètre Théraios (dir.) Quelle religion pour l'Europe ? Un débat sur l'identité religieuse des peuples européens, Georg, 1990
- Jacques Marlaud, Marco Tarchi, Jean-Jacques Mourreau, Michael Walker, Hrvoje Lorkovic et al., Crépuscule des blocs, Aurore des peuples. Actes du XXIIIe colloque national du GRECE, Paris, 3 décembre 1989, GRECE, 1990
- Jacques Marlaud, Charles Champetier, Luc Pauwels, Alexandre Douguine, Roger Garaudy et al., Nation et Empire. Histoire et Concept. Actes du XXIVe colloque national du GRECE, Paris, 24 mars 1991, GRECE, 1991
- Jean Cau, Michel Marmin, Thomas Molnar et Alain de Benoist, États-Unis : danger. Actes du XXVe colloque national du GRECE, Novotel Paris-Bagnolet, 1991, GRECE, 1992
- Jean-Pierre Laurant (dir.), Le Complot, n° spécial de la revue Politica hermetica, L'Âge d'Homme, 1992 (étude d'Alain de Benoist)
- Michel Marmin, Didier Patte, Philippe de Saint Robert, Jean-Marie Domenach et Alain de Benoist, Europe : le nouveau monde. Actes du XXVIIe colloque national du GRECE, Paris, 6 décembre 1992, GRECE, 1993
- Jacques Marlaud, Gerd Bergfleth, Charles Champetier et Alain de Benoist, Les Enjeux de l'écologie. Actes du XXVIIe colloque national du GRECE, Paris, 28 novembre 1993, GRECE, 1994
- Marco Tarchi, Edward Goldsmith, Gilbert Comte, Dominique Venner et Alain de Benoist, Gauche-droite : la fin d'un système. Actes du XXVIIIe colloque national du GRECE, Paris, Hôtel Novotel-Bagnolet, 27 novembre 1994, GRECE, 1995
- 50 ans après. Spécial hommages, n° spécial des Cahiers des Amis de Robert Brasillach, Association des Amis de Robert Brasillach, 1995
- Jean Haudry, Roger Garaudy, Michel Marmin, Pierre Le Vigan et Alain de Benoist, Une société en miettes. Aujourd'hui la fracture, demain le chaos social ? Actes du XXXIXe colloque national du GRECE, Paris, 3 décembre 1995, GRECE, 1996
- Alain de Benoist, Pierre Fabre [Yves Pondaven], Edouard Legrain, Hussein Massinissa, Charles Saint-Prot et Guillaume de Tanoüarn, Les Grandes Peurs de l'an 2000. Périls et Défis du XXIe siècle. Actes du XXXe colloque national du GRECE, Paris, 1er décembre 1996, GRECE, 1997 (intervention d'Alain de Benoist)
- Arnaud Guyot-Jeannin (dir.), Dossier H Julius Evola, L'Âge d'Homme, 1997 [lire en ligne] (extraits)
- Benoît Mancheron (dir.), L'Agenda des Vins de France 1998, Cœurs de France, 1997
- Le Mai 68 de la Nouvelle Droite, Labyrinthe, 1998 [lire en ligne] (témoignage d'Alain de Benoist)
- Alain de Benoist, Philippe Conrad, Günter Maschke, Jean-Marie Paupert et Claude Rousseau, Non à la censure ! De la police de la pensée à la Nouvelle Inquisition. Actes du XXXIe colloque national du GRECE, Paris, 30 novembre 1997, GRECE, 1998
- Danièle Masson (dir.), Dieu est-il mort en Occident ?, Guy Trédaniel, 1998 (entretien avec Alain de Benoist)
- Thierry Jolif (dir.), Evola. Envers et contre tous, Éditions du Chaos, 1999
- Benjamin Guillemaind et Arnaud Guyot-Jeannin (dir.), Aux sources de l'erreur libérale. Pour sortir de l'étatisme et du libéralisme, L'Âge d'Homme, 1999 (étude d'Alain de Benoist)
- Que vive le peuple serbe !, L'Âge d'Homme, 1999 (extraits)
- Alain de Benoist, Charles Champetier, Michel Marmin, Claude Polin et Louis Sorel, Demain la guerre ? Les Nouvelles Menaces sur la paix. Actes du XXXIIe colloque national du GRECE, Paris, 29 novembre 1998, GRECE, 2000 [lire en ligne] (intervention d'Alain de Benoist)
- Aux sources de la droite, pour en finir avec les clichés, L'Âge d'Homme, 2000 (extraits)
- Philippe Maxence (dir.), Grands Mythes de l'histoire, vol. 2, La Nef, 2000
- Yves Chiron (dir.), Enquête sur Charles Maurras, n° spécial du Bulletin Charles Maurras, 2001 (entretien avec Alain de Benoist)
- Anne Martin-Conrad (dir.), Dossier H Pierre Gripari, L'Âge d'Homme, 2001 (extraits)
- Pascal Junod (dir.), Le Sang d'un poète, n° spécial des Cahiers des Amis de Robert Brasillach, Association des Amis de Robert Brasillach, 2001 [lire en ligne] (bibliographie de Brasillach)
- Pierre Vial (dir.), Balades au cœur de l'Europe païenne, Éditions de la Forêt, 2002 (texte d'Alain de Benoist)
- Francis Bergeron (dir.), La Gloire de Béraud, n° spécial des Cahiers Henri Béraud, Association rétaise des Amis d'Henri Béraud, 2004
- Christian Bouchet (dir.), Les Nouveaux Païens, Dualpha, 2005 (entretien avec Alain de Benoist)
- Francois Bousquet, Denis Gombert (dir.), L'Idiot international. Une anthologie, Albin Michel, 2005 (témoignage d'Alain de Benoist).


Ouvrages rédigés en collaboration

- Le Courage est leur patrie (sous le pseudonyme de Fabrice Laroche, en collaboration avec François d'Orcival), Saint-Just, 1965
- Vérité pour l'Afrique du Sud (sous le pseudonyme de Fabrice Laroche, en collaboration avec Gilles Fournier), Saint-Just, 1965
- Rhodésie, pays des lions fidèles (en collaboration avec François d'Orcival), Table Ronde, 1966
- Qu'est-ce que le nationalisme ? (Un groupe de travail réuni autour de « Fabrice Laroche »), 1966
- Avec ou sans Dieu - l'avenir des valeurs chrétiennes (débat avec Jean-Luc Marion), Beauchesne, 1970
- Il était une fois l'Amérique (sous le pseudonyme de Robert de Herte, en collaboration avec Hans-Jürgen Nigra, Giorgio Locchi), Nouvelle École, 1976
- La Mort. Traditions populaires, Histoire et Actualité (en collaboration avec Pierre Vial), Labyrinthe, 1983
- L'Éclipse du sacré. Discours et Réponses (en collaboration avec Thomas Molnar), Table Ronde, 1986
- La Nouvelle Inquisition : ses acteurs, ses méthodes, ses victimes. Essai sur le terrorisme intellectuel et la police de la pensée ([David Barney et Christian Lavirose (Alain de Benoist ?)] en collaboration avec Charles Champetier), Paris, Labyrinthe, 1993
- Manifeste pour une renaissance européenne. À la découverte du GRECE. Son histoire, ses idées, son organisation (en collaboration avec Charles Champetier), GRECE, 2000.


Livres/brochures écrits entièrement par L'AUTEUR

- Salan devant l'opinion (sous le pseudonyme de Fabrice Laroche), Saint-Just, 1963
- Les Indo-Européens, G.E.D., 1966
- L'Empirisme logique et la Philosophie du Cercle de Vienne, Nouvelle École, 1970
- Nietzsche : Morale et « Grande Politique », GRECE, 1973
- Konrad Lorenz et l'Éthologie moderne, Nouvelle École, 1975
- Vu de droite. Anthologie critique des idées contemporaines, Copernic, 1977 (grand prix de l'essai de l'Académie française 1978)(extraits)
- Les Bretons, Les Cahiers de la Bretagne réelle, n°396 bis, 1978
- Les Idées à l'endroit, Libres-Hallier, 1978 [lire en ligne]
- Le Guide pratique des prénoms (« Robert de Herte » et [sic] Alain de Benoist), coll. « Hors-série d'“Enfants-Magazine” », Publications Groupe Média, 1979
- Comment peut-on être païen ?, Albin Michel, 1981 [lire en ligne]
- Orientations pour des années décisives, Labyrinthe, 1982
- Fêter Noël. Légendes et Traditions, Atlas-Edena, 1982
- Démocratie : le problème, Labyrinthe, 1985
- Europe, Tiers monde, même combat, Robert Laffont, 1986 [lire en ligne]
- Le Grain de sable. Jalons pour une fin de siècle, Labyrinthe, 1994 [lire en ligne] (extraits)
- Nationalisme : Phénoménologie et Critique, GRECE, 1994
- Démocratie représentative et Démocratie participative, GRECE, 1994 
- Nietzsche et la Révolution conservatrice, GRECE, 1994
- L'Empire intérieur, Fata Morgana, 1995
- La Ligne de mire. Discours aux citoyens européens, t. 1 : 1972-1987, Labyrinthe, 1995 [lire en ligne] (extraits)
- Famille et Société. Origine, Histoire, Actualité, Labyrinthe, 1996 [lire en ligne] (extraits)
- La Ligne de mire. Discours aux citoyens européens, t. 2 : 1988-1995, Labyrinthe, 1996 [lire en ligne] (extraits)
- Céline et l'Allemagne, 1933-1945. Une mise au point, Le Bulletin célinien, 1996
- Horizon 2000. Trois entretiens avec Alain de Benoist, GRECE, 1996
- La Légende de Clovis, Cercle Ernest Renan, 1996
- Indo-Européens : à la recherche du foyer d'origine, Nouvelle École, 1997 
- Ernst Jünger. Une bio-bibliographie, Guy Trédaniel, 1997
- Communisme et Nazisme. 25 réflexions sur le totalitarisme au XXe siècle, Labyrinthe, 1998  (extraits)
- L'Écume et les Galets. 1991-1999 : dix ans d'actualité vue d'ailleurs, Labyrinthe, 2000 (extraits)
- Jésus sous l'œil critique des historiens, Cercle Ernest Renan, 2000
- Bibliographie d'Henri Béraud, Association rétaise des Amis d'Henri Béraud, 2000
- Dernière Année. Notes pour conclure le siècle, L'Âge d'Homme, 2001 [lire en ligne] (extraits)
- Jésus et ses Frères, Cercle Ernest Renan, 2001 
- Louis Rougier. Sa vie, son œuvre, Cercle Ernest Renan, 2002
- Charles Maurras et l'Action française. Une bibliographie, BCM, 2002
- Qu'est-ce qu'un militant ? (sous le pseudonyme de Fabrice Laroche, réédition d'un article paru en 1963), Ars Magna, 2003
- Critiques-Théoriques, L'Âge d'Homme, 2003 [lire en ligne] (extraits)
- Au-delà des droits de l'homme. Pour défendre les libertés, éditions Krisis, 2004 [lire en ligne]
- Bibliographie générale des droites françaises. 1, Arthur de Gobineau, Gustave Le Bon, Édouard Drumont, Maurice Barrès, Pierre Drieu la Rochelle, Henry de Montherlant,Thierry Maulnier, Julien Freund. Éditions Dualpha, coll. « Patrimoine des lettres », Coulommiers, 2004, 609 p. (ISBN 2-915461-03-1)
- Bibliographie générale des droites françaises. 2, Georges Sorel, Charles Maurras, Georges Valois, Abel Bonnard, Henri Béraud, Louis Rougier, Lucien Rebatet, Robert Brasillach. Éditions Dualpha, coll. « Patrimoine des lettres », Coulommiers, 2004, 472 p. (ISBN 2-915461-04-X)
- Bibliographie générale des droites françaises. 3, Louis de Bonald, Alexis de Tocqueville, Georges Vacher de Lapouge, Léon Daudet, Jacques Bainville, René Benjamin, Henri Massis, Georges Bernanos, Maurice Bardèche, Jean Cau. Éditions Dualpha, coll. « Patrimoine des lettres », Coulommiers, 2005, 648 p. (ISBN 2-915461-44-9)
- Bibliographie générale des droites françaises. 4, Joseph de Maistre, Ernest Renan, Jules Soury, Charles Péguy, Alphonse de Châteaubriant, Jacques Benoist-Méchin,Gustave Thibon, Saint-Loup (Marc Augier), Louis Pauwels. Éditions Dualpha, coll. « Patrimoine des lettres », Coulommiers, 2005, 736 p. (ISBN 2-915461-45-7)
- Jésus et ses Frères, et autres écrits sur le christianisme, le paganisme et la religion, éditions Les Amis d'Alain de Benoist, 2006
- C'est-à-dire. Entretiens-Témoignages-Explications (2 volumes), éditions Les Amis d'Alain de Benoist, 2006
- Nous et les autres. Problématique de l'identité, Editions Krisis, 2006 [lire en ligne]
- Carl Schmitt actuel, éditions Krisis, 2007
- Demain, la décroissance ! Penser l'écologie jusqu'au bout, Edite, 2007 [lire en ligne]
- Dictionnaire des prénoms : d'hier et d'aujourd'hui, d'ici et d'ailleurs, Jean Picollec, 2009.
- Au bord du gouffre. La faillite annoncée du système de l'argent, Editions Krisis, 2011. [lire en ligne]
Mémoire vive / Entretiens avec François Bousquet, Éditions de Fallois, Collection « Littérature », 2 mai 2012. [lire en ligne]
- Edouard Berth ou le socialisme héroïque. Sorel, Maurras, Lenine, Éditions Pardès, 2013. [écouter en ligne]
- Les Démons du Bien, Du nouvel ordre moral à l'idéologie du genre, Éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2013. [lire en ligne]
- Non à la théorie du genre !, Editions Mordicus, 2014.
- Quatre figures de la Révolution Conservatrice allemande - Werner Sombart -Arthur Moeller van den Bruck -Ernst Niekisch - Oswald Spengler, Editions Les Amis d'Alain de Benoist, 2014.
- Le traité transatlantique et autres menaces, Éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2015.
- Bibliographie internationale de l'œuvre de Céline, Éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2015.
- Survivre à la pensée unique, Editions Krisis, 2015. [lire en ligne]
- Au fil du temps. Les Ephémérides d'"Eléments", Les amis d'Alain de Benoist, 2015.
- Au-delà des droits de l'Homme. Pour défendre les libertés, éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2016, 186 pages. [lire en ligne]
- Droite-gauche, c'est fini ! : Le moment populiste, éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2017, 352 pages. [lire en ligne]
- Ce que penser veut dire. Penser avec Goethe, Heidegger, Rousseau, Schmitt, Péguy, Arendt..., 2017, 384 pages, Éditions du Rocher, (EAN 9782268090566) [lire en ligne]
- L'écriture runique et les origines de l'écriture, 224 pages, Coll. H, Éditions Yoran Embanner, Coll. H, 2017 [lire en ligne]

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