Présentation de la revue Krisis

revue Krisis
La revue Krisis a été créée en 1988 par Alain de Benoist, qui en est directeur de publication, assisté depuis 2003 de 
Thibault Isabel à la rédaction en chef.



 - Comité éditorial -

Pietro Barcellona (Catane)
 Franco Cardini (Florence)
 Agostino Carrino (Rome)
Jean-Marie Legrand (Paris)
Günter Maschke (Franfort/M.)
Kostas Mavrakis (Paris)
Jerónimo Molina (Murcie) 
Paul Piccone (New York †)
Costanzo Preve (Turin †)
Marco Tarchi (Florence)
Danilo Zolo (Florence)



-Secrétariat de rédaction-

Stéphanie Kormann




L'historique de la revue

A l'été 1988, Alain de Benoist crée la revue Krisis avec la volonté d'y promouvoir le débat d'idées autour de problématiques relevant principalement des sciences politiques et sociales (écologie, travail, éducation, progrès...)

A la différence des revues Eléments et Nouvelle Ecole, liées au moment de leur création au GRECE(1), la revue Krisis s’inscrit d'emblée dans un registre pluraliste. Alain de Benoist en fait même le principe fondateur de Krisis : "Eléments est un magazine assez grand public diffusé en kiosque, très illustré, lié à l'actualité. Nouvelle Ecole est une revue plus universitaire, un peu plus austère, mais très affirmative, tandis que Krisis, c'est une revue de débats, c'est-à-dire que volontairement je voulais qu'il y ait des opinions totalement opposées, du pour, du contre, des discussions."(2)

Alain de Benoist précise cet objectif dans le texte de présentation du premier numéro:"Krisis sera un lieu de débat et de questionnement. On y lira des points de vue différents et souvent opposés. La revue fera largement appel à des personnalités de tous horizons, mais toutes convaincues de la nécessité d'un travail de la pensée. Il s'agit de constituer un lieu où la libre confrontation remplace le choc des intérêts et la guerre des partis pris."(3).


Comme le souligneront Jean-Yves Camus ou Pierre-André Taguieff, la revue Krisis "repose sur la volonté de trouver de nouvelles convergences entre gauche critique et droite non alignée, qui brisent la représentation du spectre politique autour du clivage droite-gauche(4). "Le texte de présentation de Krisis célèbre la libre discussion et le questionnement sans pour autant renoncer à l'académisme heideggérien"(5). Les intitulés sous forme interrogative (Tradition? , Société?....) rappellent le fait que les question restent ouvertes et que Krisis se définit depuis sa création avant tout comme un lieu de débat et de questionnement(6).

Le premier thème débattu en 1988 sera celui de la culture, avec notamment un face à face entre François Brune et Philippe Michel: Pour ou contre la publicité ainsi qu'un débat à quatre sur l'individualisme et les nouvelles «tribus» entre Alain de Benoist, François-Bernard Huyghe, Olivier Mongin et Michel Maffesoli.
Une large place continuera d'être accordée à la confrontation des points de vue :
Au sommaire du numéro Évolution? (Krisis n°2, 1989), on trouve un débat Pour Darwin (Yves Christen) / Contre Darwin (Giovanni Monastra), suivi des réponses de chacun.
Au sommaire du numéro
 Société? (Krisis n°4, 1989) un débat à trois est proposé sur la géographie sacrée entre Paul Barba-Negra, Jean Phaure et Cicerone Poghirc.
On pourrait également citer les 
réponses de Gilbert Comte, Pierre Fougeyrollas, Max Gallo, Emile Poulat, Jacques Solé et Jean Tulard à l'enquête Nation et Révolution française au sommaire du numéro Nation? (Krisis n°5, 1989). 


Krisis est une revue de débats et d'idées qui s’est d’emblée fixé pour but d’aller à l’essentiel. Elle réunit des intervenants venant de tous les champs disciplinaires (philosophie, sociologie, sciences, économie...) et de tous les bords politiques. Alain de Benoist ouvre ses colonnes à des personnalités intellectuelles de la gauche française comme Jean Baudrillard, Jean-François Kahn, ou encore Régis Debray qui y côtoient des contributeurs plus réguliers comme Marco Tarchi ou Kostas Mavrakis.


S'appuyant sur son comité de patronage et le solide réseau intellectuel et associatif de son directeur de publication en France, en Europe et même partout dans le monde, la revue élargit rapidement et durablement son influence intellectuelle. Toujours dans les marges, mais toujours très influente malgré tout, la revue compte au milieu des années 90 environ six cents abonnés(7). Elle est déjà lue par "nombre d'universitaires et d'intellectuels", comme le souligne P-A Taguieff en 1994(8).

Après la parution du quarantième numéro (Krisis Identité?) la revue évolue sous l'impulsion de Thibault Isabel, son rédacteur en chef(8): rythme trimestriel, couverture couleurs, présence active sur le net et les réseaux sociaux, élargissement du lectorat avec l'abonnement à tarif préférentiel pour les jeunes,  les étudiants et les chômeurs. Les équipes logistiques et éditoriales s'étoffent. La plateforme Krisis Diffusion devient l'unique maillon de la chaîne de distribution, de l'édition à l'expédition aux clients, aux abonnés et aux professionnels. Au-delà de la diffusion d'une large sélection de livres et revues de ses collaborateurs, Krisis Diffusion propose à partir de 2017 des formules de Multi-abonnements avec la  possibilité de s'abonner, de façon groupée, à six revues différentes.


Krisis a toujours été une revue généraliste de haut niveau, indifférente aux modes. Attachée au fait de conserver sa totale indépendance vis-à-vis des maisons d'édition et des groupes de diffusion, Krisis s'est développée sur une base associative(9). L'équipe éditoriale bénéficie du soutien actif de l'Association des Amis d'Alain de Benoist, dirigée par Gérard Landry. C’est à cette logique de l’édition indépendante que la revue et les éditions du même nom continuent de se ranger aujourd'hui(10). Elles disposent de leur propre plateforme de vente : Krisis Diffusion, 18 rue Anatole France, 59800 Lille. La revue Krisis paraît quatre fois par an. Elle est éditée depuis août 2015 par La Méduse et imprimée en France par ISIPRINT.

(1) "La création d'un espace de discussion critique" avec la volonté de se "distinguer de ce qui relève du GRECE" est développée dans l'ouvrage Sur la Nouvelle Droite. Jalons d'une analyse critique, Descartes et Cie, 1994, par Pierre-André Taguieff (page 285). Ce qui n'est pas le cas de "la revue nouvelle Ecole dont le premier numéro paraît en février-mars 1968, portant sur sa page de garde la mention GRECE" (page 166) et de la revue Eléments qui s'appelait à ses débuts "Eléments pour la civilisation européenne". 
(2) Les Conversation de Paul-Marie Couteaux, Chapitre 5 (2ème minute de la vidéo, voir ici), mars 2017
(3) Texte de présentation de la revue, Alain de Benoist, Krisis n°1, Culture ? Paris, 1988. 
(4) Jean-Yves Camus, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques. 
(5) Sur la Nouvelle Droite. Jalons d'une analyse critique, Pierre-André Taguieff, Descartes et Cie, 1994 , page 25  
(6) Voir l'article Metapedia consacré à Krisis "Chaque numéro comporte 130 à 250 pages sur un thème central - culture, évolution, société, nation, etc, pour les premiers numéros - dont l'intitulé est suivi d'un point d'interrogation, afin de bien souligner l'ampleur du débat qu'il annonce et que la question reste ouverte."
(7) Voir l'article paru dans Le Monde le 09.08.2010 : " 'Krisis', en grec, veut dire 'crise' mais aussi 'décision', c'est-à-dire ce qui résout la crise", ajoute Alain de Benoist. Cette revue se veut l'égale des grandes revues françaises comme Le Débat, Commentaires, ou encore Esprit. Surtout, Alain de Benoist va ouvrir les colonnes de Krisis à des intellectuels de gauche pour sortir de son isolement. Il explique ainsi la genèse de la revue : "J'en avais assez d'être enfermé dans l'étiquette de la nouvelle droite, que j'ai toujours trouvée réductrice", raconte-t-il. L'audience de Krisis, revue trimestrielle "d'idées et de débats", qui propose un thème –posé sous forme interrogative– par numéro, reste cependant limitée : environ six cents abonnés. Dans le premier exemplaire, M. Benoist écrit –reprenant son analyse de la dialectique de la "périphérie" contre le "centre"– qu'il souhaite que Krisis soit "une revue de droite et de gauche, d'ailleurs et de nulle part". En cela, il reste fidèle à son principe "métapolitique" qui est, selon lui, "la politique vue de loin, le fait de ramener les choses au niveau des principes". Et d'ajouter: "Je voulais favoriser le débat entre les personnes qui n'ont pas l'occasion de débattre entre eux. Par exemple, pour le numéro sur la sexualité, il y avait un face-à-face entre l'éditeur de Sade et Christine Boutin."  
(8) Sur la Nouvelle Droite. Jalons d'une analyse critique, Pierre-André Taguieff, Descartes et Cie, 1994 , page 321
(9) Voir l'émission Le libre journal des idées politiques avec Thibault Isabel et Edouard Chanot (ici)
(10) Enquête sur l'édition française, entretien avec Thibault Isabel, responsable des éditions Krisis, juillet 2017


Krisis revue de débats et d'idées
Magazine GQ - 10 mai 2016


Le projet éditorial présenté par Alain de Benoist

Alain de Benoist Krisis
Alain de Benoist
A l'été 1988, Alain de Benoist crée la revue Krisis : « On était en train de changer d'époque. C'était la fin de la modernité, la fin de l'après-guerre. Krisis est une des premières revues postmodernes. Le premier numéro est d'ailleurs sorti un an avant la chute du mur de Berlin ».

Le texte de présentation du numéro 1 se concluait par ces phrases : « Krisis sera un lieu de débat et de questionnement. On y lira des points de vue différents et souvent opposés. La revue fera largement appel à des personnalités de tous horizons, mais toutes convaincues de la nécessité d'un travail de la pensée. Il s'agit de constituer un lieu où la libre confrontation remplace le choc des intérêts et la guerre des partis pris. Il s'agit de sortir de l'univers de la mode et de la logique de l'exclusion. De subvertir l'axiomatique du rendement par le recours aux idées. De restituer aux événements et aux choses leur dimension de profondeur. De rechercher un dépassement du nihilisme non pas tant au travers de l'Ueberwindung ou de l'Aufhebung hégélienne, mais du côté plutôt de la Verwindung heideggerienne, du surmontement, du s'en remettre. C'est dire que Krisis ne s'intéressera à l'actualité que pour autant que celle-ci s'excédera d'elle-même. Et que sur le plan politique, elle sera de gauche, de droite, du fond des choses et du milieu du monde. Krisis, cela signifie en grec déchirement, jugement, choix, décision.»

Son idée était de créer «une revue de droite et de gauche, d'ailleurs et de nulle part», souhaitant rester fidèle à son principe de "métapolitique", c’est-à-dire à son sens, "la politique vue de loin, le fait de ramener les choses au niveau des principes". "Je voulais favoriser le débat entre les personnes qui n'ont pas l'occasion de débattre entre eux. Par exemple, pour le numéro sur la sexualité, il y avait un face-à-face entre l'éditeur de Sade et Christine Boutin." Il voulait ouvrir un espace de dialogue quelles que soient les étiquettes politiques, revendiquées ou non, de ceux qui s'y exprimeraient. Les colonnes accueilleront Jean Baudrillard, Régis Debray, Jean-François Kahn ou Michel Jobert, Bernard Langlois, Ignacio Ramonet, Maurice Godelier, Pierre Manent...

En août 2013, à la question "Dans les trois revues que vous avez fondées, Nouvelle École, Éléments et Krisis, vous arrive-t-il de publier des papiers sur lesquels vous êtes en franc désaccord?", Alain de Benoist répondait:  "Bien entendu, et tout particulièrement dans Krisis, qui se définit depuis sa création comme une "revue d’idées et de débats". J’y publie très souvent, non seulement des textes sur lesquels je suis en complet désaccord, mais aussi des tribunes libres dont les auteurs soutiennent des points de vue parfaitement opposés. Il n’y a que comme cela que l’on peut se forger librement une opinion. Dans son essai sur L’argent (1913), Péguy disait très justement qu’"une revue n’est vivante que si elle mécontente chaque fois un bon cinquième de ses abonnés". "La justice, ajoutait-il, consiste seulement à ce que ce ne soient pas toujours les mêmes qui soient dans le cinquième. Autrement, je veux dire quand on s’applique à ne mécontenter personne, on tombe dans le système de ces énormes revues qui perdent des millions, ou en gagnent, pour ne rien dire, ou plutôt à ne rien dire."Ce n’était pas mal vu." [...] L’immense majorité des débats se déroule aujourd’hui entre des individus qui affirment partager les mêmes «valeurs». Comme ils tendent à criminaliser les valeurs qu’ils récusent, le débat disparaît de lui-même. En général, ils ne se disputent que sur les meilleurs moyens de parvenir aux mêmes buts. Cela dit, un débat intellectuel n’exige pas seulement que des points de vue opposés soient en présence. Il faut encore que certaines règles soient observées. Que l’on ait assimilé les principes de la disputatio. [...] Le vrai but d’un débat, c’est de clarifier les concepts et de faire progresser le savoir. Cela demande certes de l’érudition, mais aussi un peu d’humilité. Être convaincu d’avoir raison ne doit jamais empêcher de penser que les raisons de l’autre peuvent aussi contenir une part de vérité. Ce n’est pas affaire de tolérance, mais de discernement."

Dans un entretien accordé à Dimitri Laurent pour Le Rideau (le site en question n'existe plus mais l'article est consultable sur le site Nouvelle Ecole), Alain de Benoist précisait l'importance qu'il accordait aux approches transversales et pluralistes : "Je crois très profondément, et c’est aussi le fond de ma démarche, à la nécessité d’un certain encyclopédisme. Je veux dire par là qu’il y a des choses, des idées et des vérités qui naissent de la rencontre des points de vue. J’ai fréquemment déploré le fait que les spécialistes des sciences de la vie, par exemple, et ceux des sciences sociales s’ignorent et se méprisent en général très cordialement. Alors que je crois qu’au contraire, c’est la confrontation des données que l’on peut recueillir dans ces deux domaines qui s’éclairent mutuellement et qui peuvent donner une idée plus juste et fructueuse."

En septembre 2016 dans un entretien accordé à La Nef (La Nef n°284), Alain de Benoist revient sur son parcours intellectuel: "J’ai créé la revue Nouvelle École, peu avant le lancement du GRECE. La revue Éléments est apparue en 1972. J’ai aussi lancé en 1988 la revue Krisis, qui se voulait une «revue d’idées et de débats». Ces trois revues paraissent toujours aujourd’hui. Mon intention était alors de repartir à zéro, c’est-à-dire d’inventorier systématiquement tous les domaines de connaissance pour aboutir à la mise au point d’une nouvelle conception du monde propre à éclairer le moment historique que nous vivions. J’avais en tête l’exemple de l’École de Francfort, de l’Action Française et du CNRS! Il a bien sûr fallu en rabattre. Au moins puis-je dire que depuis un demi-siècle, je ne me suis jamais fixé d’autres buts."

Dans le cinquième chapitre des conversations avec Paul-Marie Couteaux, diffusé en mars 2017, Alain de Benoist évoque les grandes lignes des trois revues qu'il a créées: Nouvelle Ecole en 1968, Eléments en 1972, et seize en plus tard, Krisis:  "J'ai lancé d'ailleurs dans ces années-là (les années 80) Krisis, qui se voulait une revue d'idées et de débats pour citer son sous-titre. Je pensais que malgré cette chape de plomb -ces années de plomb, pour reprendre l'expression de l'époque- on allait quand même parvenir à débloquer certaines pensées transversales, et c'est le pari que j'ai fait avec la revue Krisis qui dès les premiers, a essayé de faire converser, ou en tout cas de publier, des auteurs venus d'horizons assez différents. Eléments est un magazine assez grand public diffusé en kiosque, très illustré, lié à l'actualité. Nouvelle Ecole est une revue plus universitaire, un peu plus austère, mais très affirmative, tandis que Krisis, c'est une revue de débats, c'est-à-dire que volontairement je voulais qu'il y ait des opinions totalement opposées, du pour, du contre, des discussions, de manière à essayer de débloquer cette situation."


Le projet éditorial présenté par Thibault Isabel

Thibault Isabel
En mars 2015, Manuel Valls s’en était pris publiquement à notre groupe éditorial dans sa polémique contre Michel Onfray. Les chiens de garde de la pensée unique l’avaient vite rejoint dans ses aboiements intempestifs. Nous étions accusés de «brouiller les repères» et d’effacer les anciens clivages. Renaud Dély, rédacteur en chef du Nouvel Observateur, avait alors traité Krisis de revue «élitiste», qui «complexifie» la pensée. Avoir une pensée «complexe» semble donc être une insulte à ses yeux; c’est dire dans quel état de déliquescence se trouvent nos médias actuels!  En vérité, nous sommes fiers d’œuvrer depuis près de trente ans à une vaste entreprise de réflexion. Des intellectuels de tous les bords se rejoignent pour dénoncer la mort de l’esprit, la crise de la culture et l’arraisonnement du monde à la logique marchande.

Krisis est une revue de débats. Certes, on ne parle jamais de nulle part; chaque numéro tend dans une direction ou une autre, ne serait-ce que par les choix éditoriaux, de sorte qu’un «fil rouge» se dégage aux yeux du lecteur. Mais la revue ne propose jamais un point de vue monolithique; elle fait plutôt appel à un panel d’auteurs aux approches contradictoires.

Krisis n’est pas une revue politique. Si elle n’est ni de droite ni de gauche, c’est aussi tout simplement qu’elle n’a pas vocation à se positionner sur un axe qui ne la concerne pas. Les numéros portant sur des thèmes strictement politiques sont rares, et maintiennent le principe de la contradiction et du pluralisme des idées. La revue ne se donne pas pour but de défendre une cause ou un parti, mais de réfléchir et de dialoguer. L’immense diversité d’opinions de ses collaborateurs en témoigne. En interne, ses responsables éditoriaux sont eux-mêmes loin d’avoir toujours les mêmes idées. Cela ne les empêche pas de travailler ensemble, puisqu’ils ont le même objectif: penser.

Krisis s’inscrit dans un esprit de dialogue. Elle le revendique et en fait son principe fondateur: la revue croit aux vertus de l’échange. Mieux vaut lire un auteur, le comprendre et s’enrichir de sa pensée (même si on en désapprouve l’orientation) que de le réduire au silence. Nous vivons aujourd’hui dans une société clivée, où les gens n’arrivent même plus à se parler: ils se lancent des anathèmes! L’exclusion est de tous les bords, à gauche comme à droite. Chacun ne pense qu’en fréquentant sa propre chapelle, dans un perpétuel entre-soi.

Krisis existe depuis près de trente ans. Lorsqu’elle publie un auteur, ce n’est pas pour en tirer une caution morale, ou une respectabilité dont elle se moque, mais parce qu’elle croit à la valeur des idées exprimées (ou tout du moins parfois parce qu’elle trouve nécessaire de s’y confronter en bonne intelligence).

Notre pays traverse une crise sociétale qui reste sans précédent à l’époque moderne; et l’atmosphère ambiante n’a plus été aussi tendue depuis des décennies. Nous devons réapprendre à dialoguer, et aussi à penser. C’est une chose qu’on doit faire à plusieurs. L’heure n’est pas au renforcement de ce qui clive et de ce qui oppose, mais à la recherche d’une nouvelle communauté d’horizon, dans le respect des singularités de chacun. A son modeste niveau, Krisis espère y contribuer.



Les fondamentaux de la revue

revue Krisis La revue publie quatre numéros par an.  Elle a pour objectif le débat intellectuelChacun de ses numéros se présente comme un copieux dossier thématique (Communauté, Droit, Ecologie, Populisme, Guerre, Droite-Gauche, Politique, Psychologie, Technique, etc.)
Des intellectuels de notoriété internationale ont participé à la revue Krisis, tous venus d'horizons différents, tant sur un plan disciplinaire que géographique ou idéologique : des philosophes, des sociologues, des anthropologues, des scientifiques, des chercheurs, des économistes y échangent leur points de vue. Les numéros se focalisent sur une problématique unique pour privilégier le pluralisme des points de vue sur la question. Ils laissent donc place à des opinions et des approches souvent très diverses sur des enjeux globaux. Une page est dédiée aux contributeurs depuis 1988

Au fil des divers numéros publiés depuis 1988, les questionnements abordés par la revue Krisis ont été multiples et dépassent le champ du politique ou du métapolitique : Culture? (1),‎ Évolution? (2),‎ Tradition? (3),‎ Société? (4),‎ Nation? (5),‎ Mythe? (6),‎ Morale? (7-8),‎ Communication? (9),‎ Stratégies? (10-11),‎ L’argent? (12),‎ Europe? (13-14), Écologie? (15),‎ Communauté? (16),‎ Sexualité? (17), Travail? (18),‎ Art/Non-art? (19),‎ L’avenir? (20-21), Fédéralisme? (22),‎ Les Grecs? (23), Technique? (24),  Droit?/Non-droit? (25-26),‎ Origine? (27),‎ Politique? (28),‎ Populisme? (29),‎ Psychologie? (30),‎ Droite/Gauche? (31),‎ Gauche/Droite? (32),‎ La guerre? (33-34),‎ Le chaos? (35),‎ Polythéisme/Monothéisme? (36), Religion? (37), Education? (38), Sciences? (39), Identité? (40), Sexe(s)?/Genre(s)? (41), Socialisme? (42), L'Amérique? (43), Modernité? (44), Progrès? (45), Nation et souveraineté? (46), Paganisme ? (47).

La revue a renoué en 2015 avec la tradition du texte de présentation que proposait Alain de Benoist en guise d'introduction : Les numéros (à compter de Krisis n°41) s'ouvrent sur un éditorial de Thibault Isabel.

La revue accorde une place importante aux entretiens avec des personnalités, voire aux débats à plusieurs et propose aussi un à deux textes de référence sur le thème choisi (rubrique "Le texte")

Chacun des numéros se composent d'une quinzaine de contributions.
On trouvera donc fréquemment au sein d'un même numéro, des points de vue opposés sur une question (Contre le partage du travail, entretien avec Didier Motchane / Pour le partage du travail, entretien avec Jacques Robin, Krisis n°18: Le travail?).
Krisis ne cherche pas tant à fournir des réponses qu'à poser des questions et favoriser le débat autour de problématiques transdisciplinaires.


La promotion et la diffusion de la revue

LES RESEAUX SOCIAUX 

Vous pouvez suivre notre actualité sur Facebook, Twitter, You Tube et Pinterest via cette page.
Vous retrouverez nos événements ainsi que de nombreux extraits des articles publiés dans les colonnes de la revue, parmi lesquels ceux de Michel Maffesoli, Tariq Ramadan, Raphaël Liogier, Jean-François Gautier, François Flahault, Pierre Le Vigan, Jean-Luc Mélenchon, Massimo Cacciari, Emile Poulat, Alain Bauer, Costanzo Preve, Aldo Naouri, Guy Hermet, Maurice Godelier, Dominique Schnapper, Rémi Brague, Charles Taylor, Françoise Bonardel, etc.


LE SITE KRISIS

Lancé à la rentrée 2017, le site Krisis vous propose chaque semaine de nouveaux contenus : articles, entretiens, débats... : www.revue-krisis.com
Un espace est consacré aux vidéos : videos.revue-krisis.com
Les revues amies (Eléments, Nouvelle Ecole, Philitt, Raskar Kapac, Rébellion, Livr'arbitres) y ont également un espace dédié : lesamisde.revue-krisis.com

LES SITES MARCHANDS 

Une nouvelle dynamique est en marche. Après de longues années de parution irrégulière, Krisis a pris à la rentrée 2015 un nouveau départ, symbolisé par l’adoption d’une couverture en couleurs et d’un rythme de parution trimestriel. Autour d’Alain de Benoist, l’équipe de rédaction s’est largement étoffée et a professionnalisé ses infrastructures logistiques.
La revue dispose de sa propre plateforme de diffusion -Krisis Diffusion- où sont proposés plusieurs formules d'abonnement, ainsi que les anciens numéros de la revue, les livres de nos collaborateurs et les formules Multi-abonnements: Nouvelle EcolePhilittRaskar KapacRébellionLivr'arbitres. Nous espérons continuer de développer dans les prochains mois cet espace librairie en ligne avec une sélection plus large de titres et de revues.
Krisis est principalement diffusée via Krisis Diffusion, Eléments et les Amis d'Alain de Benoist.
Pour les commandes libraires bibliothèques ou universités, merci de vous rapprocher de krisis Diffusion qui dispose d'un Espace Professionnels.
Fourni par Blogger.